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les Remparts, part of 'A l'usage de ceux qui voient'

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Published on Aug 20, 2014

A l’usage de ceux qui voient par Mike Schertzer

Textes de Denis Diderot, écrit en craie blanche sur les Remparts de sa ville natale 300 ans après sa naissance.
Diderot 2013 (LD2013); Langres, France
... music is by Webern...

Ici, à Langres, je présente deux installations pour exprimer l’esprit de Diderot : La première, à Blanchefontaine, où la sensibilité de la matière se manifeste ; et c’est ici, aux Remparts, où je voudrais donner forme à l’unité de l’imagination et de l’âme.
En considérant Diderot et toutes ses écrits on voit une immense hétérogénéité : théâtre, contes, dialogues, philosophie, histoire naturelle, criticisme, une encyclopédie, écrits pédagogiques, correspondances…
Mais en réalité, il y a une unité. La nature hétéroclite est simplement le symptôme du fait que Diderot n’avait pas assez de temps pour dire ce qu’il fallait dire. C’est à dire s’il y avait du temps, l’unité de son imagination et de sa créativité serait évidente.
Pour nous aussi, il semble qu’il n y a pas assez de temps pour dire ce qu’il faut dire. C’est la raison pour laquelle on considère le temps comme une contrainte… Cela n’es pas le cas: le temps est une possibilité; le temps parle d’abondance à ceux qui veulent entendre… le temps est fécond.
Je travaille avec le temps… et je travaille avec les mots— ce sont mes matières primaires.
Pour montrer l’unité entre l’imagination et l’âme j’ai pris les pensées philosophiques de Diderot et les ai mélangées avec ses lettres d’amour adressées à sa maitresse Sophie Volland (une relation qui a durée plus que vingt ans). Pourquoi la philosophie et des lettres d’amour ? Car la pensée et le désir constituent un rempart.
L’enchainement de nos pensées et de nos amours donnent une continuité à notre vie.
L’amour, comme la pensée, atteint la continuité avec les mots.
Écrire un beau mot est un moyen de toucher, de caresser la beauté.
Cette œuvre, comme beaucoup que j’ai créées, est caractérisé par sa fugacité. Elle est éphémère, comme tout notre travail. En plus, j’ai écrit sur un rempart, une construction humaine qui dit « quand même, je vais durer ! ». Dans mon travail j’approche l’absurdité, la futilité car parfois la beauté n’est pas si loin de telles choses.
Puisque mon travail est éphémère, il est exigent : il nous demande d’être là… autrement il y aura rien.
Pour finir… un dernier mot sur le temps : le temps doit être séduit ; le déclenchement d’un geste fugace ou d’un effort qui prends le temps au sérieux est suffisant pour le faire frémir... Merci à toutes est à tous, merci à la Ville de Langres et Thomas Damoiseau, les organisateurs, Le troisième pole, et surtout Delphine Riss qui a pensé de mon projet pendant plus d’un an, Elsa Bellanger, et aussi mon frère qui est venu du Canada pour m’aider.

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