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Craonne ; Chemin des Dames - 16 avril 2013 (HD)

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Published on Apr 24, 2013

Craonne 2014 :
http://youtu.be/htC5MC5Lv5A

Musiques et chants du séquentiel...

"H comme Hurtebise"
ou
"A Hurtebise"

Auteur anonyme...

Sur un air d'Aristide Bruant (A Batignolles)

"Connaissez-vous ce grand coteau
Que borde un immense plateau
Le soir s'en vient souffler la bise ?
C'est Hurtebise !
On y va, doucement, en douceur
Avec un battement de cœur
Car des balles, on craint la traîtrise
A Hurtebise !
Elles passent dans l'air en ronflant
Froufroutant, doucement en sifflant
Des balles, c'est l'aubade exquise
A Hurtebise !
Parfois une fusée au ciel
Semble singer le grand soleil
Comète à la queue qui s'irise
Sur Hurtebise !
Un bruit ... arrive du lointain
Une bombe ... éclate soudain
Coup formidable qui paralyse,
Tout Hurtebise !
Les amateurs de sensations
S'en vont à la "Vallée Foulon"
Le soir où la corvée s'organise
Pour Hurtebise !
Les claies, les gabions, les rondins,
Creusent le dos, voûtent les reins
On y porte plus lourd qu'une valise
A Hurtebise !
La vie des tranchées a du bon
On y conserve son pognon
Forcément on économise
A Hurtebise !
On y soigne sa petite santé
Du café, de l'eau, du thé :
L'alcool est à peine de mise
A Hurtebise !
Heureusement que chaque soir
On a des nouvelles du terroir
Remerciant notre ami "Glize"
Facteur d'Hurtebise !
O ferme ! Tu n'es plus qu'un nom
Tu es tombée sous les canons
Mais nous travaillons à ta reprise
Ô Hurtebise !"
- - - - - - - - - - - - -

La chanson de Craonne (1917)

Paroles

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête. Refrain Adieu la vie, adieu l'amour, Adieu toutes les femmes. C'est bien fini, c'est pour toujours, De cette guerre infâme. C'est à Craonne, sur le plateau, Qu'on doit laisser sa peau Car nous sommes tous condamnés C'est nous les sacrifiés !

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là. au Refrain

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes. Refrain Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront, Car c'est pour eux qu'on crève. Mais c'est fini, car les trouffions Vont tous se mettre en grève. Ce s'ra votre tour, messieurs les gros, De monter sur l'plateau, Car si vous voulez la guerre, Payez-la de votre peau !

Chanson anonyme écrite sur la musique de "Bonsoir m'amour" (Adelmar ou Charles Sablon, le père de Germaine et Jean) à laquelle on doit sans doute le succès de cette valse dont les paroles, aujourd'hui, font presque sourire.

Son texte recueilli par Paul Vaillant-Couturier (1892-1937), avocat puis journaliste et finalement député, qui, entré dans la guerre avec un certain enthousiasme, en sorti socialiste, revendicateur même mais surtout pacifiste. Sous-officier, en 1914, dans l'infanterie; il termina la guerre capitaine dans les chars d'assaut non sans avoir été blessé, gazé, cité à l'ordre de la Nation mais aussi condamné cinq fois pour son action en faveur de la paix.

Vivement condamné par les autorités militaires (qui offrirent une petite fortune à celui qui en dénoncerait l'auteur) elle fut connue sous plusieurs noms dont : "Les sacrifiés", "Sur le plateau de Lorette" et "La chanson de Lorette".

Elle demeure, aujourd'hui la chanson-type de l'antimilitarisme mais elle a été depuis dépassée par plusieurs autres. Il suffit à cet égard de citer "Quand un soldat" de Francis Lemarque (1953) ou encore le très célèbre "Déserteur" de Boris Vian (1954).
Auteur Luc POTTIEZ
http://www.horizon14-18.eu

  • Category

  • Song

  • Artist

    • Tichot
  • Album

    • 14-18, Une Vie D'Bonhomme
  • Licensed to YouTube by

    • WMG (on behalf of Milan Records); ASCAP, and 1 Music Rights Societies

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