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Les Lices de Carcassonne

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Uploaded on Dec 4, 2010

LA CLEF DE VOÛTE. À la fin du XIIIe siècle, à la faveur de travaux de grande envergure, Carcassonne devient une place forte imposante, aux fortifications dissuasives. Jusqu'au premier siège de 1209 par les croisés, le seul rempart de la Cité de Carcassonne est constitué par l'enceinte dite wisigothe. Au fur et à mesure qu'elle se détériore les vicomtes la restaurent tant bien que mal. Mais ce ne sont là que des travaux de faible importance. Il faut attendre pour voir quelque agrandissement, la domination des rois de France.

Le sénéchal qui commande à ce moment la place pour Louis VIII fait renforcer la première enceinte et jeter les bases d'une deuxième enceinte, extérieure à la première. Celle-ci, toutefois, ne sera vraiment conçue et construite dans son ensemble que par Louis IX à qui revient la Cité après le siège de 1240.

Pour lui, la place présente un intérêt capital : elle est sur la route d'Espagne et l'on sait que la royauté française à cette époque a quelque démêlés avec celle d'Aragon. Il conçoit donc le plan de l'actuel deuxième rempart, commençant par faire déblayer la colline. Les deux faubourgs sont rasés par mesure de représailles. Les défenses, présentant deux points faibles par lesquels Raymond Trencavel avait attaqué (place de la porte Narbonnaise et l'extrémité sud), sont renforcées et enclavées dans de nouvelles défenses.

Philippe le Hardi succède à Louis IX en 1270. La guerre a éclaté avec l'Aragon et Carcassonne est la place centrale des opération : il convient donc de la renforcer encore. Le roi va faire construire une admirable défense à la place de la porte Narbonnaise : elle comprend la porte proprement dite, fort belle, munie de deux éperons, la tour du Trésau, ainsi nommée parce qu'on y entreposait le trésor de la ville, et enfin les courtines voisines.

Bâties dans l'enceinte intérieure sur le flanc oriental et regardant ver la mer et Narbonne, les tours jumelles de la porte Narbonnaise constituent un dispositif sophistiqué en cas d'attaque adverse. Rien n'y manque : double herse, assommoir, meurtrières, hourds, solives et à l'intérieur, salles, citernes, saloir et cheminées pour y supporter un long siège.

Le rampart intérieur est entièrement reconstruit sur les faces ouest-sud-ouest, des tours sont exhaussées, en particulier les tours gallo-romaines. Des lices sont creusées afin d'obtenir un espace dégagé relativement plat entre les deux enceintes, dont la desserte et l'utilisation aurait été gênées par la pente naturelle. Les lices servaient à la circulation, aux jeux et même aux combats.

L'exécution de ces travaux est très finie ; ingénieuse et ample, elle met à profit les enseignements des sièges passés et des croisades. Le caractère spécifique en est le bossage rustique, c'est-à-dire la saillie en pierre brute laissée à dessein autour du parement sur chaque moellon.

L'ensemble fut terminé en 1285, et le roi en personne vint les inspecter. Dès lors l'évolution architecturale de la Cité de Carcassonne est terminée, nous la voyons en effet aujourd'hui telle qu'elle était au début du XIVe siècle, lors de l'avènement de Philippe IV, dit le Bel. Ce dernier n'ajoutera rien à l'oeuvre de ses prédécesseurs, il s'occupera seulement de l'église Saint-Nazaire, qui avait besoin de réparations.

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