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Sainte Cécile (poésie de Thérèse, air original)

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Published on Nov 22, 2019

Poésie de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus chantée sur les deux mélodies originales trouvées pour le cantique à la Vierge "Prends mon cœur, le voilà" sur lequel furent écrites les paroles. Avec un accompagnement sur un orgue à tuyaux. Cette vidéo contient 6 images sur la vie de Sainte Cécile, placées de manière logique selon le déroulé du récit.

La version musicale est disponible ici:
https://youtu.be/mbjqXwp3w2Q

Harmonisation: Jean-Myriam Chevalier
Orgue: Jean-Myriam Chevalier (18 novembre 2019)
Chant (jusqu'à 3 voix superposées):
Jean-Myriam Chevalier (20 novembre 2019)


Paroles (extraits):

O Sainte bien-aimée, je contemple ravi(e)
Le sillon lumineux qui demeure après toi;
Je crois entendre encor ta douce mélodie:
Oui, ton céleste chant arrive jusqu'à moi.
De mon âme exilée, écoute la prière:
Laisse-moi reposer sur ton cœur virginal,
Ce lys immaculé qui brilla sur la terre
D'un éclat merveilleux et presque sans égal.

O très chaste Colombe, en traversant la vie
Tu ne cherchas jamais d'autre époux que Jésus;
Ayant choisi ton âme, Il se l'était unie,
La trouvant embaumée de toutes les vertus.
Cependant un mortel, radieux de jeunesse,
Respira ton parfum, blanche et céleste fleur!
Afin de te cueillir, de gagner ta tendresse,
Valérien voulut te donner tout son cœur.
Bientôt il prépara des noces magnifiques,
Son palais retentit de chants mélodieux...
Mais ton cœur virginal redisait des cantiques
Dont l'écho tout divin s'élevait jusqu'aux Cieux!

[...]
Tu chantais au Seigneur ce sublime cantique:
«Conserve mon cœur pur, Jésus mon tendre Epoux!...»
Ineffable abandon! Divine mélodie!
Tu dévoiles l'amour par ton céleste chant.
L'amour qui ne craint pas, qui s'endort et s'oublie
Sur le Cœur de son Dieu, comme un petit enfant...

[...]

Alors Valérien rêvait la jouissance,
Cécile, ton amour était tout son désir...
Il trouva le bonheur dans ta noble alliance,
Tu lui montras la vie qui ne doit pas finir.
«Jeune ami, lui dis-tu, près de moi toujours veille
Un ange du Seigneur qui garde mon cœur pur;
Il ne me quitte pas, alors que je sommeille,
Il me couvre avec joie de ses ailes d'azur.»
[...]
Valérien reprit: «Montre-moi ce bel Ange,
Afin qu'à ton serment je puisse ajouter foi.
Autrement, crains déjà que mon amour se change
En terrible fureur, en haine contre toi...»

O Colombe cachée dans le creux de la pierre!
Tu ne redoutais pas les filets du chasseur;
La Face de Jésus te montrait sa lumière,
L'Evangile sacré reposait sur ton cœur...
Tu repris aussitôt avec un doux sourire:
«Mon céleste Gardien exauce ton désir.
Bientôt tu le verras; il daignera te dire
Que pour voler aux Cieux, tu dois être martyr.
Mais avant de le voir, il faut que le baptême
Répande dans ton âme une sainte blancheur;
Il faut que le vrai Dieu l'habite par Lui-même,
Il faut que l'Esprit-Saint soit la vie de ton cœur.
Le Verbe, Fils de Dieu et le Fils de Marie,
Dans son immense amour s'immole sur l'autel;
Tu dois aller t'asseoir au Banquet de la Vie
Afin de recevoir Jésus le Pain du Ciel.
Alors, le Séraphin t'appellera son frère,
Et voyant dans ton cœur le trône de son Dieu,
Il te fera quitter les plages de la terre;
Tu verras le séjour de cet esprit de feu.»
-«Je sens brûler mon cœur d'une nouvelle flamme»
S'écria transporté l'ardent patricien.
«Je veux que le vrai Dieu habite dans mon âme,
Cécile, mon amour sera digne du tien!...»

Revêtu de la robe emblème d'innocence,
Valérien put voir le bel ange des Cieux;
Il contempla ravi sa sublime puissance,
Il vit le doux éclat de son front radieux.
Le brillant séraphin tenait de fraîches roses
Mélangées de beaux lys éclatants de blancheur.
Dans les jardins du Ciel, ces fleurs étaient écloses
Sous les rayons d'amour de l'Astre créateur.

«Epoux chéris des Cieux, les roses du martyre
Couronneront vos fronts, dit l'ange du Seigneur;
Il n'y a pas de voix, il n'y a pas de lyre
Capables de chanter cette grande faveur!
[...]
La pureté, de l'ange est le brillant partage,
Son immense bonheur ne doit jamais finir;
Mais sur le Séraphin, vous avez l'avantage:
Vous pouvez être purs, et vous pouvez souffrir!...»

«De la virginité, vous voyez le symbole
Dans ces lys embaumés que vous envoie l'Agneau;
Vous serez couronnés de la blanche auréole,
Vous chanterez toujours le cantique nouveau.
Votre chaste union enfantera des âmes
Qui ne rechercheront d'autre époux que Jésus;
Vous les verrez briller comme de pures flammes,
Près du trône divin, au séjour des élus.»

Cécile, prête-moi ta douce mélodie:
Je voudrais convertir à Jésus tant de cœurs!
Je voudrais comme toi sacrifier ma vie,
Je voudrais lui donner et mon sang et mes pleurs...
Obtiens-moi de goûter sur la rive étrangère
Le parfait abandon, ce doux fruit de l'amour.
O ma Sainte chérie! bientôt, loin de la terre,
Obtiens-moi de voler près de toi sans retour...


4 autres strophes inédites sont chantées ici:
https://youtu.be/65dg3yNr6jc

Pour approfondir davantage (explication des paroles...):
https://poemes-therese-lisieux.blogsp...

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