Les nouveaux penseurs de l'islam
Mohammed Arkoun
Algérien, mariant les disciplines, il considère qu'il est temps de démystifier le texte sacré en s'appuyant sur les acquis de l'herméneutique,la science des interprétations.
Abdulkarim Khalil
égyptien, décédé en 2002, il a creusé dans le sillon de Rodinson, en replaçant le Coran dans son contexte historique - la foi en plus, puisqu'il était âlem.
Nasr Hamid Abou Zeid
Parce que cet égyptien prônait une lecture historique et critique du Coran, les obscurantistes "l'ont divorcé" de sa femme, avant de le pousser à s'exiler.
Moncef Benabdejalil
Linguiste tunisien, il cherche à savoir s'il y a eu des versions successives du Coran avant qu'il ne soit établi en mushaf par le Calife Othmane.
Oulfa Youssef
Mariant linguistique et psychologie, cette Tunisienne relit le Coran et démontre qu'en guise de "vérité", les docteurs de la Loi n'affirment souvent que leur opinion personnelle.
Abdoulkarim Soroush Iranien, enseignant respecté à Harvard, il pousse les oulémas à s'ouvrir sur d'autres sciences et veut substituer la "démocratie religieuse" au
"despotisme religieux"
Fazlur Rahman
Pakistanais, mort en 1988, il ne considérait pas le Coran comme la parole incréée de Dieu, mais comme "une formulation des intentions de Dieu par le Prophète Mohamed".
Abdou Filali Ansary
Marocain, installé à Londres, il ne cesse de marteler que laïcité et islam sont compatibles, lecture historique à l'appui.
Abdelmajid Charfi
Tunisien, il revient au message originel, le retravaille et en dégage un sens nouveau, plus à même de convenir aux musulmans désirant vivre pleinement la modernité