Upload

Loading...

Der Zwerg - (Live) Dietrich Fischer-Dieskau (28.05.1925 -18.05.2012)

4,784

Loading...

Loading...

Loading...

Rating is available when the video has been rented.
This feature is not available right now. Please try again later.
Published on May 19, 2012

Sommet de l'art musical et vocal, Le Nain de Schubert, (Der Zwerg), a été enregistré au festival de Salzbourg en public en 1957. (Gerald Moore piano, enreg. Orféo)

Le baryton allemand, possédant à 33 ans une autorité musicale reconnue, était déjà couru des salles de concert du monde entier et passait une journée sur deux en studio d'enregistrement.

Ce lied, l'un des plus épiques de l'histoire du lied, requiert des qualités d'interprétation et d'émotion certaines.

traduction de lieder sur recmusic.org

Der Zwerg

Im trüben Licht verschwinden schon die Berge,
Es schwebt das Schiff auf glatten Meereswogen,
Worauf die Königin mit ihrem Zwerge.

Sie schaut empor zum hochgewölbten Bogen,
Hinauf zur lichtdurchwirkten blauen Ferne;
Die mit der Milch des Himmels blass durchzogen.

"Nie, nie habt ihr mir gelogen noch, ihr Sterne,"
So ruft sie aus, "bald werd' ich nun entschwinden,
Ihr sagt es mir, doch sterb' ich wahrlich gerne."

Da tritt der Zwerg zur Königin, mag binden
Um ihren Hals die Schnur von roter Seide,
Und weint, als wollt' er schnell vor Gram erblinden.

Er spricht: "Du selbst bist schuld an diesem Leide
Weil um den König du mich hast verlassen,
Jetzt weckt dein Sterben einzig mir noch Freude.

"Zwar werd' ich ewiglich mich selber haßen,
Der dir mit dieser Hand den Tod gegeben,
Doch mußt zum frühen Grab du nun erblassen."

Sie legt die Hand aufs Herz voll jungem Leben,
Und aus dem Aug' die schweren Tränen rinnen,
Das sie zum Himmel betend will erheben.

"Mögst du nicht Schmerz durch meinen Tod gewinnen!"
Sie sagt's; da küßt der Zwerg die bleichen Wangen,
D'rauf alsobald vergehen ihr die Sinnen.

Der Zwerg schaut an die Frau, von Tod befangen,
Er senkt sie tief ins Meer mit eig'nen Händen,
Ihm brennt nach ihr das Herz so voll Verlangen,
An keiner Küste wird er je mehr landen.

Le Nain
Dans la lumière blafarde s'évanouissent déjà les montagnes ;
la nef glisse sur l'onde lisse de la mer
avec, à son bord, la reine et son nain.

Elle lève les yeux vers la haute voûte céleste,
tout là-haut, vers les lointains bleus traversés de lumière,
qui, avec le lait du ciel, sont tissés de bleu.

"Jamais, jamais encore, vous ne m'avez menti, étoiles,
s'écrie-t-elle ; bientôt je vais disparaître,
me dites-vous ; mais en vérité je meurs bien volontiers."

Alors le nain s'approche de la reine ; il va pour lier
autour de son cou le lacet de soie rouge,
et il pleure, comme si bientôt le chagrin allait l'aveugler.

Il dit : "Tu es toi-même responsable de cette douleur,
car tu m'as délaissé pour le roi ;
et maintenant, seule ta mort peut susciter en moi la joie.

Sans doute vais-je me haïr éternellement
pour t'avoir donné la mort de cette main ;
mais en vérité il faut que sans tarder tu blêmisses dans la tombe."

Elle porte la main à son cœur plein d'une jeune vie,
et de lourdes larmes coulent de son œil,
qu'elle lève en prière vers le ciel.

"Puisses-tu ne gagner aucun chagrin par ma mort !"
dit-elle ; alors le nain baise ses joues pâles,
et sur-le-champ, ses sens l'abandonnent.

Le nain contemple la femme emportée par la mort,
il la plonge de ses propres mains dans la mer profonde ;
Son cœur brûle pour elle d'un immense désir :
il n'abordera plus jamais à aucun rivage.

  • Category

  • License

    • Standard YouTube License

Loading...

When autoplay is enabled, a suggested video will automatically play next.

Up Next


Sign in to add this to Watch Later

Add to