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Concours de sculptures sur sable à Beyrouth - OLJ

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Published on Sep 3, 2012

La plage de Ramlet el-Baïda était le théâtre, dimanche dernier, d'un concours de sculptures de sable, en guise de sensibilisation au respect de l'environnement.

Beyrouth, dimanche 2 septembre, début d'après-midi. Le soleil tape. La plage publique de Ramlet el-Baïda est noire de monde. Partout, sur le sable, des familles sont installées sur des chaises en plastique, à l'abri du soleil sous un parasol. Les parents sirotent leur café en tirant sur un narguilé. Les enfants s'ébattent dans l'eau.

Un peu plus loin, tout près de l'eau, des enfants, mais aussi des adultes, pelles et seaux à la main, creusent le sable, le façonnent, l'arrosent, le tassent. Un dimanche ordinaire.

Sauf que le produit de cette activité, ne ressemble pas aux traditionnels châteaux bancals et à moitié effondrés à tour, format petit seau en plastique.
Non, dimanche, sur la plage de Ramlet el-Baïda, des dizaines de personnes, le dos vouté sous un soleil implacable, font sortir du sable un temple de Baalbeck, un cheval mordu aux jambes par un crocodile ou un chien, un squelette de dinosaure, une femme éplorée sur la tombe d'un être cher...

Les auteurs de ces étranges et impressionnantes compositions participent à une compétition de sculptures de sable. Parmi les compétiteurs, des habitués. C'est le cas de Ihab Hassan et de son ami Ayman qui remettent leur titre de champion en jeu, après avoir séduit le jury le dimanche précédent à Tyr avec une sculpture représentant un lion et un cheval.

Il y a aussi des amateurs, recrutés le jour même, parce qu'ils étaient là quand Rita Maalouf, l'organisatrice du concours, a planté ses parasols dans le sable pour préparer la compétition.

Ce concours, Rita Maalouf en a eu l'idée en découvrant à son retour au Liban en 2009, après quelques années passées aux États-Unis, les plages de son pays squattées et vandalisées. Parmi ces plages, celle de Jbeil où, enfant, la jeune femme faisait des châteaux de sable.

Face au massacre, elle décide d'organiser des concours amateurs gratuits de sculptures de sable pour que les Libanais se réapproprient leurs plages et prennent soin de leur sable. La jeune femme ne ménage pas ses efforts, elle contacte les municipalités, démarche des sponsors, s'entoure de quelques bénévoles et se lance dans l'aventure. Cette année, le concours en est à sa quatrième édition. Cet été, une compétition a été organisée à Blat Jbeil, une autre à Tyr. Celle de Ramlet el-Baïda devait clôturer la saison.

"J'invite tout le monde à découvrir et pratiquer la sculpture sur sable. C'est un bon moyen d'évacuer le stress", explique Rita en dispensant de précieux conseils aux débutants sur la plage de Ramlet el-Baïda. "Le sable doit être bien humide pour tenir. Il faut toujours travailler du centre vers l'extérieur", confie-t-elle à une mère qui vient de se lancer dans la construction d'une forteresse de sable avec sa fille.

L'affaire est d'autant plus compliquée que, selon les experts es sable, celui de Ramlet el-Baïda est difficile à travailler. Un sable constitué de gros grains, mais surtout, constellé de déchets en tous genres. Partout, des fragments de plastique de toutes les couleurs se mêlent au sable, résidus de la dégradation des sacs et autres bouteilles en plastique jetés là, sans compter les déchets récents, comme les verres en plastique, les paquets de chips, ou autres résidus de charbon pour narguilé, abandonnés par les estivants du week-end.

Ce sont aussi ces mauvaises habitudes que Rita Maalouf souhaite changer, à son échelle. "Lorsque les gens mettent les mains dans le sable et commencent à sculpter, ils se rendent vite compte que les déchets présents ruinent leur travail. J'espère que sculpter le sable les incitera à ne plus jeter leurs détritus, pour préserver la beauté de nos plages".

Dimanche, c'est le sculpteur Ralph Kesrouani qui a remporté le premier prix, un voyage à Chypre, pour sa sculpture saisissante représentant un squelette de dinosaure. Ravi, ce jeune père attend avec impatience l'été prochain, au cours duquel Rita a promis d'organiser un concours professionnel.

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