Loading...

Interview : Ebola en Afrique Pr Babacar Ndoye

187 views

Loading...

Loading...

Transcript

The interactive transcript could not be loaded.

Loading...

Rating is available when the video has been rented.
This feature is not available right now. Please try again later.
Published on Mar 10, 2015

Ebola en Afrique - Prof Babacar Ndoye, Harare, Zimbabwe, Novembre 2014
Médecin/biologiste sénégalais, spécialiste de la prévention des infections et en microbiologie. Le Prof. Ndoye est expert consultant de l’OMS pour toutes les activités liées au contrôle de l’infection en Afrique et a été envoyé en Guinée pour aider le gouvernement à lutter contre l’épidémie d’Ebola.
Situation en Guinée : Début novembre 2014, il y a encore beaucoup de difficultés, mais la situation commence à s’arranger ; il reste cependant encore bien des efforts à réaliser. Le système était débordé au départ au niveau médical et plus particulièrement au niveau du contrôle de l’infection, mais les soignants commencent à comprendre et les choses commencent à s’arranger; mais il y a encore bien des efforts à faire.
La difficulté de lutter contre Ebola confirme que le contrôle de l’infection est de faible niveau en Afrique et qu’il est nécessaire de le renforcer. Le Prof. Ndoye a pu mesurer l’insuffisance en matière de contrôle de l’infection au sein des structures africaines. Ebola a permis à tous de se rendre compte de l’importance du contrôle de l’infection. Il faut acquérir des bases plus sérieuses, plus solides et plus sûres pour améliorer le contrôle de l’infection en Afrique.
Difficulté au niveau de la communauté : « C’est un scénario morbide où chaque acteur doit connaître son rôle et l’appliquer et si les agents des systèmes de santé ont maintenant compris cela. Il y a des difficultés du côté de la communauté. La bataille n’est donc pas encore tout à fait gagnée, il reste encore beaucoup de choses à faire et il faut persévérer».
Défi en Afrique :
• Importance, fréquence et impact des infections liées aux soins en Afrique. « Au niveau de l’Afrique, c’est un silence assourdissant […] il n’y a pas de données fiables» ni même de données tout court. Ce « silence » est très difficile pour le personnel de la santé en Afrique car celui-ci supporte tous les jours avec ces conséquences.
→ L’hygiène des mains est la solution primordiale face à ces problèmes. L’OMS fournit toutes les recommandations pour en améliorer la pratique.
ICAN et l’OMS ont lancé la campagne africaine « Make Africa Orange » pour que l’Afrique s’engage dans le programme pour améliorer l’hygiène des mains.
La résolution est-elle possible ?
D’après le Prof. Ndoye, il faut se baser sur l’expérience vécue pour en tirer des leçons.
Quelles recommandations principales feriez-vous aux pays limitrophes de la zone épidémique (Sénégal, Mali et Côte d’Ivoire) :
• La préparation aux épidémies ! Chacun connaître doit connaître son rôle dans ce scénario morbide.
• Le système de santé doit disposer de ressources humaines en suffisance :
o pour la prévention des infections
o pour la surveillance épidémiologique
o pour le dépistage précoce, l’isolement et le traitement des cas.
C’est le seul moyen d’interrompre la chaîne de transmission.
• « Les populations sont des acteurs majeurs. C’est quand les populations respectent les « règles du jeu » que l’on arrive facilement à rompre la chaîne de transmission. » « la chaîne de transmission existe aussi bien dans la communauté que dans le milieu sanitaire. » Elle part de la communauté. Celle-ci doit connaître la maladie et savoir comment réagir.
En Guinée, il y a actuellement un système à deux vitesses. D’un côté la prise en charge des cas d’Ebola par du personnel formé et autonome ; de l’autre, le système de traitement de santé classique. Malheureusement le personnel de santé a une perception très négative et a peur. Le personnel a même refusé de répondre à une enquête de perception et de connaissance.
Depuis que le centre de traitement Ebola a été mis en place, le prof. Ndoye n’a vu probablement qu’un seul cas d’infection lié au traitement (nosocomial) dans un centre spécifiquement dédié. Toutes les infections ont eu lieu dans les structures sanitaires classiques car celles-ci ne reconnaissent pas la maladie et ne prennent pas les précautions nécessaires. « 100% des infections sont dans les structures sanitaires classiques ; pas de souci dans les centre de traitement Ebola-Ebola treatment centres ». On peut donc conclure que les précautions sont effectives.
Application, entraînement et respect des précautions sont les solutions pour vaincre Ebola !

Loading...

to add this to Watch Later

Add to

Loading playlists...