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Ronaldo Lec Ajcot

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Published on Mar 7, 2014

Je m'appelle Ronaldo Lec Ajcot, je travaille pour l'Institut Mesoamericain de Permacutlure «IMAP», dont le siège est basé au Lago d'Atitlan. Notre travail est de promouvoir et conserver les semences traditionnelles locales.
La raison pour laquelle nous travaillons sur le thème des semences endémiques est qu'elles sont en voie de disparition. Il y a de nombreuses raisons, aujourd'hui l'agriculture prédominante est celle du «marché de consommation» de ce fait, la terre est utilisée pour le grand marché mais pas vraiment pour les réels besoins humains en nourriture.
Par exemple, ici la majorité des terres cultivées autour du lac sont utilisées principalement pour le café et un peu pour les légumes.

C'est pourquoi les paysans se tournent davantage vers une agriculture d'exportation, ce qui explique une des raisons de la perte des semences traditionnelles pour la nourriture.

L'autre raison de la perte de ces semences traditionnelles est la dévalorisation de notre culture. La perte des croyances envers la biodiversité implique la perte des semences traditionnelles.
Un autre point important est qu'il y a des compagnies qui manipulent les graines en rendant ces semences hybrides d'ou la question de la transformation génétique des plantes. (transgéniques)
Ces compagnies manipulent les gènes des semences avec d'autres variétés et créent des espèces chimiques en y intégrant des bactéries et des virus, ainsi elles présentent des semences dangereuses pour la biodiversité.
Ces compagnies vendent ces semences par le biais des universités et du gouvernement. Grâce à cet appui, elles peuvent promouvoir ces semences aux paysans, voir leurs en donner pour qu'ils reviennent en acheter.

Cette situation engendre la perte des semences traditionnelles.

Notre travail se porte donc sur la valorisation des semences paysannes tant au niveau culturel, qu'économique.

Une partie de notre travail est de mettre en place une banque de semences pour la communauté afin de les protéger mais aussi de les échanger.

Les semences hybrides ont été introduites au Guatemala lors de la révolution verte dans les années 1950. Avec une volonté forte de développer cette nouvelle technologie de semences hybrides chimiques.

Celles-ci ne se trouvent pas dans l'Altiplano, où se trouve les «petits producteurs» mais plutôt sur les terres à grands rendements, qui sont censées être de meilleure qualité.

Plus récemment dans les années 1980, on a commencé à produire des cultures non traditionnelles. Basiquement tous les légumes qui s'exportent carottes, brocoli, choux...

Et plus récemment encore, les semences transgéniques ont été introduites par un programme gouvernemental, ce qui représente à l'heure actuelle, notre plus grande menace.

Les semences sont la base de tout mais pas seulement de la nourriture. Nous avons oublié comment cultiver et d'où vient la nourriture. La semence c'est aussi la base de chaque culture et donc de la civilisation.
Si nous perdons ces semences, si nous ne faisons pas attention, si nous ne les utilisons plus nous allons perdre notre culture mais surtout notre futur.

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