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Portrait Jean-Philippe Carré-Mattei - France(s) territoire liquide

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Published on Sep 9, 2015

Nouvelle version.

Topologie de la disparition
Transgresser le territoire, estomper ses frontières, se l’approprier en s’y perdant. La notion se définit intrinsèquement par ses limites. Chose étrange qu’un bout de terre, une part de paysage, une région, un pays... une zone au sein de laquelle l’individu va s’identifier en composant avec son voisin ou en s’y opposant.
Je ne pouvais en dé-corréler l’humain, et ce même sans sa présence. Le lien culture-territoire est par essence fort, une symbiose. La vie sur une localisation géographique circonscrite, puis l’appréhension du territoire par un rapport onirique à la mort devenaient mon intitulé. Face à une Corse in situ ou fantasmée ailleurs, mes référents surréalistes me précédaient toujours, trop souvent. Du symbole et de la signalétique lumineuse injectés de nuit dans l’image, comme une strate ajoutée au niveau de réalité consensuel et répertorié, une forme de situationnisme aussi, enfanté par les dérives géographiques imposées... une linguistique vernaculaire.
La logistique mise en œuvre pour la concrétisation photographique devient un rythme. Puis les doutes deviennent des compagnons de route. Formellement, le format carré est ma pratique familière, celle dans laquelle je suis rassuré ; le 6 x 6 me stabilise. Toutefois, après divers atermoiements du format carré à la chambre, mon regard butait sur les angles trop droits du carré, la vision se devait de s’ouvrir, l’idée de réintégrer la taille native du négatif avant rognage s’imposait en certains cas. Le grand côté était encore trop court... et y adjoindre un axe cinématographique par le biais d’un 16 x 9 vertical prenait sens. Je me retrouvais face à un diptyque, à la narration du registre droit récurrente ; un travelling constant. Puis trop de couleurs... de saturation. Revenir vers plus de réel formel, presque un monochrome, presque un humble noir et blanc des alentours d’un âge d’or...
D’évidence, on se perd vite dans ses errances sur le territoire. Ce nomadisme attaché à l’espace, à la quête improbable, ces égarements : autant d’éléments qui portent la solitude souvent présente des journées de prise de vue. Ces aspects m’apparaissaient comme fondateurs dans cette aventure photographique collective.

Retrouvez toutes les photos dans le livre de France(s) territoire liquide : http://www.fictionetcie.com/ouvrage/f...

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