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Isabelle Hidaire Krivsky - Savoirs anthropologiques et formation à la recherche

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Published on Jun 27, 2018

Titre complet : Savoirs anthropologiques et formation à la recherche : Tentatives pour prévenir le
décrochage des enseignants
Plus d'informations sur http://espe.pf/jre

Résumé :
L’académie de Guyane peut être qualifiée de jeune pour deux raisons. La première est liée à son histoire, la seconde à la démographie.
En effet, elle est née en 1996 à la suite d’une grève de lycéens. Vingt ans après sa création, en dépit des signes positifs (87,9% en 2015), l’académie produit une population peu diplômée. Cette évolution positive doit être pondérée par la lente baisse du taux des sortants sans diplôme de l’enseignement secondaire (40% des jeunes de 18 à 24 ans en 2016).
Par ailleurs, la Guyane est un département français d’Amérique, ce statut attire des populations - originaires principalement des pays voisins - en quête d’une vie meilleure. En conséquence, en 2010, ces immigrants forment 62,3% de la population du département âgée de 18 à 79 ans dont 42,8% sont nés à l’étranger. À cela, il faut ajouter la particularité sociologique de la Guyane qui compte de nombreux non francophones parmi les natifs.

Sous l’influence de cette croissance démographique, les effectifs scolarisés augmentent de 3,7% par an. Ainsi, l’académie de Guyane est en demande permanente de main-d’œuvre. Par exemple, entre 2002 et 2009, le nombre des enseignants a augmenté de 21% pour toute l’académie. Cette forte demande oblige à avoir recours à un nombre important de contractuels (qui représentaient 27% en 2009) (Irig-Défis, 2011, p.3). De plus, l’académie est affaiblie par l’important turn-over qui touche le corps enseignant. Ainsi, 15 % des enseignants en poste souhaitent quitter ce département d’affectation (MEN, 2007, p. 97).
La forte croissance démographique, la non francophonie des élèves, les établissements situés dans des communes accessibles uniquement par voie fluviale ou aérienne, contribuent à construire l’image négative de la scolarisation en Guyane de la part des élèves mais aussi des enseignants (Hidair, 2014). Sur ce point, des études ont mis en évidence les effets du climat scolaire sur la stabilité des effectifs qui elle-même a un impact sur les résultats scolaires (Gottfredson & Gottfredson, 1985 ; Gottfredson, 2001 ; Auduc, 2001). Ainsi, le problème du « décrochage professionnel » des enseignants est considéré très sérieusement dans plusieurs pays (Debarbieux et al., 2012, p.6)
Afin d’y remédier en Guyane, la recherche proposée ici concerne la formation en anthropologie des futurs enseignants - dispensée à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation - qui vise à déconstruire les préjugés négatifs relatifs à la diversité culturelle des élèves.
La problématique qui a émergé tente de comprendre comment l’anthropologie peut répondre aux interrogations des futurs enseignants de Guyane à propos de la diversité culturelle en vue de prévenir le décrochage professionnel ?
Afin d’y répondre, les cours dispensés à l’ESPE sont devenus objets de recherche. En effet, la méthodologie a consisté à filmer ces cours afin d’analyser les représentations des futurs enseignants à partir des images/photos de la diversité lors d’une séance de travaux dirigés. L’intérêt étant qu’ils soient eux-mêmes objets de recherche afin qu’ils puissent proposer, par la suite, la même activité à leurs élèves afin de déconstruire les stéréotypes négatifs.

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