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BIJOUX KABYLES DES ATH YENNI.PATRIMOINE BERBERE

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Published on Jan 26, 2008

Les hommes, et depuis les femmes, de la tribu des Ath Yanni travaillent traditionnelement l'argent, le corail et les émaux cloisonnés, et appliquent leurs techniques au façonnage de coffres en bois finement sculptés de métal. Les bijoux d'argent, qui faisaient traditionnelement partie de la dot de la jeune mariée, à l'origine des pièces d'argent montées, sont sertis de corail récolté en Méditerranée et d'émail teint en jaune pour symboliser le soleil, vert pour la nature environnante et bleu pour le ciel. Les bijoux étaient quelquefois bordés d'une frange en argent appelée achrur u dabal. Dans la parure que la jeune femme emportait avec elle on trouvait des broches de front ou de poitrine (tavrucht) et des fibules (tavzimt) qui retenaient en divers points les robes,des ceintures (tahzamt), des colliers (azrar), des bracelets (azevg), des bagues (tikhutam) et des boucles d'oreilles (talukin). On raconte qu'autrefois le savoir-faire et l'inspiration étaient si jalousement préservés au sein des familles qu'on ne se mariait qu'entre Ath Yanni, mais aujourd'hui l'apprentissage se fait autant auprès des artisans eux-mêmes que dans des centres de formation créés pour donner un nouvel élan à un art séculaire qui pâtit de la crise économique. Dans les années 1970, on estimait qu'il y'avait environ 500 artisans, aujourd'hui ils ne sont plus qu'une pauvre soixantaine dont la production constitue presque 60 pour cent du revenu de la région. Chaque année, fin juillet-début août, les artisans se réunissent à Ath Yanni (Beni Yenni), qu'ils soient joailliers, vanneurs ou brodeurs, et organisent des expositions-ventes dans les lieux publics comme l'espace culturel Mouloud Mammeri, la Maison des jeunes et l'école Larbi Mezani à Ath Yanni.


La providence a fait que deux hommes nés la même année (1917) dans le même village (Taourirt Mimoun) et intimement liés, se fassent remarquer la même année (1952). L'un (Mouloud MAMMERI) en publiant un roman devenu célèbre : «la colline oubliée», l'autre (ABED Abdellah) en recevant le 1er prix de l'Artisanat algérien et la distinction de «meilleur ouvrier de France» dans le domaine de la bijouterie.
On crée souvent à partir d'une réalité. L'un à travers le vécu de sa communauté des Ath Yenni et l'autre à travers ses bijoux, qu'il a grandement contribué à affiner, à moderniser.
Ces deux hommes ont contribué à l'éclosion de talents en Algérie chacun dans son domaine.
A l'indépendance, l'orfèvre a crée à Bab el Oued (Alger) un centre de formation en bijouterie. L'un des diplômé à même été recruté à paris, dans la prestigieuse maison Christian DIOR , où il s'occupe de tout ce qui se rapporte au fil d'or.
L'intelligence, c'est celui qui crée, invente, transforme positivement son environnement.
Ce site veut contribuer à mettre fin à cette sorte «d'inanimation sociale» qui frappe notre pays, comme disait un prof de médecine.
Il ne s'agit surtout pas de s'enfermer culturellement dans des ghettos.
Les ghettos stérilisent a dit MAMMERI Mouloud.

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