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MEGADANCE TITRE ANIMATION TECHNO MALEWA - DJOMEGABP

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Uploaded on Mar 23, 2010

Et vint l'apologie du sexe
Où est passée la Commission de censure ?

Après la mort de la polémique, il fallait trouver une autre recette pour bien vendre. C'est depuis plusieurs années que les artistes-musiciens assaisonnaient leurs chansons des insanités. D'aucuns se souviendront q'uen 1993, Koffi Olomide et Nyoka Longo avaient passé quelques jours à la prison centrale de Makala a cause du cri Etutana yango na yango repris dans leurs albums respectifs.
En 1998, le Seigneur Tabu Ley avait vu son album interdit pour avoir osé chanter : « Tout le monde danse; ceux qui ne dansent pas dans des bars, dansent en chambre ». Luambo Makiadi Franco, lui, aura marqué les esprits avec ses chansons François et Hélène, des chefs d'oeuvre en matière.
Il sen tirera avec un black out et une poursuite judiciaire. Kengo wa Dondo était encore Procureur général à cette époque et n'entendait pas laisser faire l'anarchie. Luambo et les siens finiront par demander un pardon public avec promesse de ne plus recommencer. Pour plusieurs analystes de l'actualité musicale, c'est L'artiste-musicien Fally Ipupa, à travers son album droit chemin qui est venu réveiller l'attention de plus d'un mélomane.
Ex sociétaire du groupe Quartier Latin de Koffi Olomide -ceci expliquerait cela ?-, Fally Ipupa utilise souvent certaines images ou phrases voilées pour vendre des insanités à ses fanatiques. C'est dans son dernier album Arsenal de belles mélodies que l'artiste a excellé avec des phrases du genre « Chérie na ngai pesa ngai lisusu posa ya kototola yo » (Traduisez : Ma chérie, donne-moi encore l'envie de te biter) ou « Nzoko asengi nyoka pardon » (Traduisez : L'éléphant demande pardon au serpent). Les professionnels du sexe savent ce que signifie cette image qui renvoie à l'éléphant et au serpent auquel Fally recourt.
La naissance dune nouvelle école
Après le succès récolté par le premier album de Fally Ipupa dans les milieux des jeunes filles et garçons, la voie était ainsi ouverte. Elle sera, par la suite, empruntée par plusieurs autres artistes. C'est ce qu'a fait Deplic, musicien de Wenge Muscia Maison Mère dans l'album Temps présent. Dans la chanson le Représentant, Deplic à lâché ces propos : « Yo mow opesaka ngai bilengi na chambre » (Traduisez : C'est toi qui ma procure du plaisir en chambre...).
Ancien de Wenge Maison Mère, Ferre Gola a, dans son dernier album Qui est derrière toi a étalé des insanités alors que ses collègues le disent de façon voilée. « Kaka monoko ya pamba na mbeto osalaka rien » (Traduisez : Tu par les trop alors que dans la chambre tu n'es pas efficace), dixit Ferre. Face à la nouvelle recette trouvée par des artistes musiciens RD-congolais -faire l'apologie du sexe ­pour vendre, le débat fait rage dans les milieux des mélomanes.
Du côté des artistes-musiciens, les avis sont partagés. Intervenant sur une chaîne de télévision locale, Félix Wazekwa -patron du groupe Cultura Pays Vie- et Reddy Amisi -leader de la Casa Do Canto ont affirmé être choqués par certaines paroles que leurs collègues injectent dans leurs chansons.
Préparant son deuxième album Flèche empoisonnée et tenté certainement de suivre les traces de ses amis Fally et Ferré, Alain Mpela a laissé entendre, sur la chaîne de télévision TVSI, qu'à chaque époque, la musique RD-congolaise était caractérisée par une nouvelle donne. Moralité : La nouvelle donne aujourd'hui, pour Mpela, c'est faire l'apologie du sexe dans les chansons.
Où est passée la Commission de censure ?
Tout se passe comme si la Commission de censure avait cessé de fonctionner en RD- Congo. Pourtant, tous les albums mis sur le marché du disque sont censés passer au préalable entre les mains des experts de ladite structure afin de bloquer les chansons et paroles qui heurtent non seulement Les bonnes consciences mais aussi les mœurs.
Curieusement, la Commission de censure agit en aval en interdisant la diffusion de tel ou tel autre album après que celui-ci ait été vendu et abondamment exploité sur le marché que ce soit dans les bars ou chaînes de radio et de télévision.
« Ce sont les membres de la Commission de censure qui contactent, eux-mêmes, les artistes musiciens avant la sortie de leurs albums pour leur rassurer de leur protection queue que soit la qualité de chansons. Tout est question du volume de l enveloppe leur est remise », confie un artiste-musicien qui a requis l'anonymat.
Avec la perméabilité de la Commission de censure, les mélomanes, du moins ceux qui croient encore aux valeurs morales, doivent boucher leurs oreilles avec du coton sils ne veulent pas écouter des insanités. Car, la série ne fait que commencer

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