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chansons historiques de France 36 : la liberté des Nègres 1794

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Uploaded on Mar 26, 2009

paroles de Piis, air "daignez m'épargner tout le reste "

L'esclavage fut aboli le 4 février 1794. Tous les hommes sans distinction de couleur furent reconnus citoyens français. Bonaparte rétablit l'esclavage en 1802. Il faudra attendre mars 1848 pour que l'esclavage sot définitivement supprimé.
cette chanson fut chantée à la section des tuileries le décadi 20 pluviôse an II, après le décret libérant les esclaves, voté sur proposition de l'abbé Grégoire.

interprétation : sextuor de la cité, cassette la révolution française en chansons , 1989

Le saviez-vous Républicains,
Quel sort était le sort du nègre ?
Qu'à son rang parmi les humains
Un sage décret réintègre
Il était esclave en naissant,
Puni de mort pour un seul geste.
On vendait jusquà son enfant.
Le sucre était teint de son sang.
Daignez mépargner tout le reste,
Daignez mépargner tout le reste.

De vrais bourreaux, altérés dor,
Promettant dalléger ses chaînes,
Faisaient, pour les serrer encor,
Des tentatives inhumaines.
Mais, contre leurs complots pervers,
C'est la nature qui proteste
Et deux peuples, brisant leurs fers,
Ont, malgré la distances des mers,
Fini par s entendre de reste. (bis)

Quont dit les députés des noirs
A notre Sénat respectable,
Quand ils ont eu de leurs pouvoirs
Donné la preuve indubitable :
« Nous navons plus de poudre, hélas !
Mais nous brûlons dun feu céleste,
Aidez nos trois cent mille bras
A conserver dans nos climats
Un bien plus cher que tout le reste. » (bis)

Soudain, à lunanimité :
« Déclarez à nos colonies,
Quau désir de lhumanité
Elles sont par vous affranchies.
Et si des peuples oppresseurs,
Contre un tel vœu se manifestent,
Pour amis et pour défenseurs,
Enfin, pour colons de nos cœurs,
Songez que les Français vous restent. » (bis)

Ces Romains, jadis si fameux,
Ont été bien puissants, bien braves,
Mais ces Romains, libres chez eux,
Conservaient au loin des esclaves,
C est une affreuse vérité,
Que leur histoire nous atteste,
Puisquavec nous, dhumanité,
Déjà les Romains sont en reste. (bis)

Tendez vos arcs, nègres marrons,
Nous portons la flamme à nos mèches,
Comme elle part de nos canons,
Que la mort vole avec vos flèches.
Si des royalistes impurs,
Chez nous, chez vous, portent la peste,
Vous dans vos bois, nous dans nos murs,
Cernons ces ennemis obscurs,
Et nous en détruirons le reste. (bis)

Quand dans votre sol échauffé,
Il leur a semblé bon de naître,
La canne à sucre et le café
Nont choisi ni gérant, ni maître.
Cette mine est dans votre champ,
Nul aujourdhui ne le conteste,
Plus vous peinez en lexploitant,
Plus il est juste, assurément,
Que le produit net vous en reste. (bis)

Doux plaisir de maternité,
Devenir plus cher à négresse ;
Et sans nuire à fécondité,
Prendre une teinte de sagesse.
Zizi, toi nétais, sur ma foi,
Trop fidèle, ni trop modeste ;
Mais toi, ten feras double loi,
Si petite famille à toi
Dans case à moi, près de toi reste. (bis)

Américains, légalité
Vous proclame aujourdhui nos frères.
Vous aviez à la liberté
Les mêmes droits héréditaires.
Vous êtes noirs, mais le bon sens
Repousse un préjugé funeste
Seriez-vous moins intéressants,
Aux yeux des Républicains blancs ?
La couleur tombe, et lhomme reste ! (bis)

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