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  • ASILE MONOPOLE (extrait du spectacle / bande annonce / trailer)

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    http://www.nicoraddatz.com voici un extrait de mon spectacle ASILE MONOPOLE, mise en scène: Nico Raddatz, avec Laure Aso, Pia Campos, Raphaël Hoarau, et Charlotte Massé, le 27 juin 2012 à la Manufacture Atlantique (ancien TNT) à Bordeaux. Petit erreur dans la générique; faut pas oublier Julien Apaya-Gadabaya et Raphaël Hoarau pour la composition de la dernière partie sonore. Pour plus d'information visitez mon site http://www.nicoraddatz.com (je m'excuse pour la qualité un peu flou des images, ce n'est qu'une "version internet" ;) © Nico Raddatz / ADAGP, Paris. Voici la totalité des paroles:

    « Fixe !
    Statique !
    Rien ne bouge ici !
    Rien n'a jamais bougé ici.
    Tout est comme toujours.
    C'est juste un passage,
    Un simple passage,
    D'ici, vers ailleurs.
    Un passage à passer,
    A dépasser,
    A se dépasser,
    A dépasser ses limites,
    Ses propres limites,
    Ses limites qui sont propre à soi,
    A soi-même.
    Même si ce passage est à l'extérieur de nous,
    Il est à nous, ce passage,
    Comme s'il faisait partie de nous,
    Il fait partie de nous, de la manière, qu'il est une de nos propres limites,
    De nos limites à dépasser,
    A se dépasser,
    Ce passage ; notre extérieur !
    Notre Nous à extérioriser.
    Mon Moi à extérioriser.
    Mon Moi à extérieur de moi,
    Là où il fait partie du Nous,
    Là où on est Un,
    Un seul,
    Comme si je n'existais plus,
    Une fois dépassé mes limites,
    Comme si je n'existais plus à l'extérieur de moi,
    Comme si mon Moi extérieur ne faisait pas partie de Moi,
    Comme si j'étais un autre,
    Un autre Moi,
    Un Moi ailleurs.

    Fixe !
    Statique !
    Rien ne bouge ici !
    C'est juste un passage,
    Un simple passage d'ici vers ailleurs,
    Un passage à passer,
    A dépasser,
    A se dépasser,
    A dépasser ses propres limites,
    La limite à passer par ce passage,
    Être limité,
    Limité dans la manière d'être handicapé,
    D'être incapable de voir ailleurs,
    D'ouvrir cette porte dans l'imaginaire,
    De s'ouvrir au monde,
    De souffrir.
    L'incapacité de pas pouvoir imaginer ce qui est ailleurs,
    Ce qui me fixe mes limites,
    Ce qui m'attache ici,
    Ce qui me bloque,
    Ce qui m'angoisse,
    En sortant du Noir dans la lumière.
    A côté du Noir
    Il n'y a rien d'autre que la lumière,
    Ma lumière,
    Ma lumière à moi,
    La lumière qui vient de moi,
    Mais que je ne connais pas,
    Car elle est invisible
    Ici dans le noir, ma lumière.
    Ce Noir qui me rends incapable de voir ailleurs.
    Ce Noir qui m'impressionne, qui me passionne, qui m'emprisonne ici.
    Mes yeux fermés
    Habitués au Noir,
    Limité, handicapé, incapable de voir la lumière à l'extérieur d'ici,
    A l'extérieur de Moi.
    L'invisibilité comme un reflet de moi,
    Un reflet sans lumière,
    Un reflet qui, proprement dit, n'existe même pas,
    Mon propre reflet,
    L'absence totale,
    Totalement seul,
    L'absence des autres,
    L'absence de Moi.
    S'il y avait de la lumière,
    Je pourrais dépasser ces limites,
    Si l'extérieur entrait chez moi j'aurais i un reflet,
    Mon propre reflet,
    Mon reflet à moi,
    Visible de l'extérieur,
    D'ailleurs d'ici,
    Là où je fais partie parti de Vous,
    Visible par vous tous,
    Par tout le monde,
    En faisant partie du monde,
    Le monde qui m'exclut, et
    Qui n'a jamais fait partie de moi.
    Mon reflet se projettera dans vos esprits,
    Dans votre mémoire.
    Il se mémorise dans vos esprits,
    Mon reflet projeté ; mon esprit jeté,
    Jeté d'ici vers ailleurs,
    En dépassant cette limite,
    Ce passage à passer,
    En passant dans la lumière,
    En venant du Noir.
    Aveuglant sera mon reflet, mon reflet à moi,
    Aveuglant comme une ombre qui vous projettera mon Noir.
    Aveuglé serai-je, en regardant la lumière,
    La lumière qui m'aveuglera.

    Fixe.
    Statique.
    Rien ne bouge ici.
    Tout sera pour toujours comme ça.
    Ce passage, du noir dans la lumière,
    Pour enfin revenir dans le Noir,
    Dans un Noir absolu et infini, cette fois,
    Un Noir interne,
    Un Noir qui vient de moi.
    L'aveuglement comme enfermement,
    Votre lumière ; mon Noir éternel,
    Mon Noir à jamais,
    Mon Noir pour toujours.
    Éternité, enterrement,
    Mon propre corps comme une fin en soi.
    Alors à jamais et à toujours je resterai là,
    Ici,
    Ici sur ce côté de ce passage à passer,
    Mes limites à dépasser,
    Moi-même,
    Mon moi intérieur limité,
    Incapable de bouger,
    Fixe, statique, obligé de rester ici
    Dans mon propre dilemme à moi.
    L'espace clos,
    A l'extérieur et à l'intérieur de moi.
    Les portes fermées,
    Moi-même comme un simple passage
    Et mon propre passage à moi. »
    (© Nico Raddatz / ADAGP, Paris http://www.nicoraddatz.com ) Show less
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