Une consécration méritée pour Emile Parisien, qui fut le fleuron des ateliers de jazz du Collège de Marciac, et pour son quartette que devaient, quelques semaines plus tard, couronner les Victoires de la Musique. C'est dire le chemin parcouru. Jouant sur le contraste entre l'énergie paroxystique et les moments d'apaisement, les compositions-improvisations du groupe dégagent une énergie peu commune. Ainsi de Sopalynx, l'un des titres-gags qu'ils affectionnent, ou de Requiem Titanium. Emile, soprano brandi, gestuelle expressive, se ressource parfois, tel Antée, accroupi sur scène, tandis qu'un extrait de Wagner (Tristan et Isolde) croise Boulez ou Stravinsky. Impossible d'apprécier cette musique selon les critères courants. Expérimentale, assurément, elle décoiffe, dérange parfois, mais ne saurait laisser insensible. Le chapiteau bien garni lui réserve un accueil enthousiaste.
Je l'ai vu au Festival 2010, sur la place pour une jam session qui m'a transportée ! Elle m'a rappelé le meilleur du free-jazz que mon père m'a fait connaître dans les années 70, quand il était lui-même musicien... Oui, Emile Parisien Quartet mérite des hommages !!
kiszeski7 1 year ago