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Uploaded by on Nov 13, 2010

Des sources très fiables et concordantes nous ont assurés que les articles insultants et diffamatoires parvenaient rédigés aux rédactions concernées directement d'une cellule siégeant au Palais de Carthage. Force est de constater que chaque fois que le régime de Ben Ali se trouve en mauvaise posture et que son image est écornée sur le plan international, les insultes et les dénigrements franchissent un palier supplémentaire se transformant en de graves accusations et des menaces de mort. Ainsi, en 1992, lors du procès de Moncef Ben Ali, frère de l'actuel Président, impliqué comme chef d'un réseau de drogue démantelé en France, connu sous le nom de Couscous Connection, et condamné à 10 ans de prison par un tribunal français, Ahmed Bennour a été accusé d'avoir livré des informations permettant au Mossad d'assassiner à Paris à la même époque, le militant Atef Bsissou, collaborateur du leader palestinien Abou Iyad, numéro 2 de l'OLP. Cette scandaleuse désinformation et ces graves accusations avaient pour but de livrer M. Ahmed Bennour à la vindicte de groupes extrémistes palestiniens. Une intervention vigoureuse de la France, qui a enquêté sur le meurtre de M. Bsissou et un communiqué sans ambage de M. Arafat, lavant M. Bennour de tout soupçon, « évoquant une affaire tuniso-tunisienne et déplorant l'instrumentalisation de la cause palestinienne », ont permis de mettre fin à cette grossière manipulation. D'ailleurs, le juge anti-terroriste français qui avait instruit cette affaire d'assassinat du regretté Bsissou a fini par identifier les auteurs et les commanditaires de cet assassinat. Ironie du sort, en 1996, le même Moncef Ben Ali a été retrouvé mort dans un appartement en plein Tunis dans des circonstances toujours non élucidées. Après cette péripétie qui a permis de lever le voile sur les méthodes grossières de désinformation du système et sa véritable nature, les attaques contre les opposants au régime de M.Ben Ali n'ont guère cessé, et des torchons tunisiens ont même vu le jour en France pour menacer ceux-ci et les traîner dans la boue ainsi que leurs familles (« Les Masques », « Solidarité tunisienne », « La Vérité »), créés grâce aux deniers de l'Etat en appui à la presse de service déjà existante à Tunis telle « El Hadath » (L'Evénement), « Kol Ennas » (Toutes les gens), « Echourouq » (L'Aurore), « Essarih » (Le Franc-tireur), « Les Annonces » etc. Ces menaces aboutiront entre 1995 et 1997 à trois graves agressions contre des militants tunisiens (Mondher Sfar qui a été balafré au couteau, et Ahmed Manaï, par deux fois sauvagement attaqué à l'aide de battes de base-ball, à la suite de la sortie de son livre : « Jardin secret du Général Ben Ali » où il évoquait la torture qu'il avait subie dans les geôles de M. Ben Ali) et ceci à Paris et en région parisienne. Jusqu'en 2007, le journaliste Slim Bagga a reçu, pour sa part, à son adresse parisienne pas moins de huit lettres de menaces postées à Beyrouth (Liban), à Damas (Syrie), au Caire (Egypte) et à Paris lui prévoyant une fin proche à cause de prétendues relations qu'il entretiendrait avec le Mossad israélien. Aujourd'hui, suite à la parution du livre « La Régente de Carthage », de Nicolas Beau et Catherine Graciet, aux Editions de La Découverte, et suite aux articles de presse dénonçant le système mafieux et corrompu à la veille des élections du 25 octobre 2009 en Tunisie, une campagne d'une rare véhémence a été déclenchée à Tunis généralisant les insultes et les diffamations contre les principaux ténors de l'opposition (Sihem Bensedrine, Moncef Marzouki, Khemais Chammari, Nejib Chebbi, Kamel Jendoubi, Kamel Laabidi etc.) les accusant de connivence avec le Mossad et Israël. Ces articles promettent à ces « traîtres » un châtiment exemplaire par des groupes palestiniens et libanais : le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien et les Brigades Kassem du Jihad islamique palestinien. Dans sa dernière livraison du 19 décembre, l'hebdomadaire « Kol Ennas », financé par l'ATCE précise même que « selon ses sources, les groupes précités commenceront bientôt à mettre en exécution leurs plans ».
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  • Ben Ali doit être jugé et suspendu de ses testicules sa femme et ses filles de leurs clitoris.

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