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Le sommeil du prolétariat engendre des monstres (3 votre révolution n'est pas la mienne)

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Uploaded by on Jul 15, 2008

Nombre d'entre vous l'attendaient impatiemment, d'autres redoutaient sa parution plus que tout et auraient bien souhaité la retarder encore un peu...
Quelques versions mal traduites circulaient déjà sous le manteau...
...l'oeuvre cinématographique majeure de François Lonchampt et Yasushiro Ozu, libre adaptation pour le petit écran du livre de Lonchampt et Tizon « Votre révolution n'est pas la mienne » paru en 1999 au éditions Sulliver, est enfin disponible sur Ioutube ! Ceci est la partie 3, mais on peut la visionner indépendamment des 9 autres.
Où Lefort, Castoriadis, Morin, Bounan, Camatte, Jappe, Gortz, Marcuse, et tous les illusionnistes qui soutiennent que la classe ouvrière est intégrée, ou même qu'elle n'existe plus, sont définitivement réfutés !
Où les luttes de classes et le concept central d'exploitation sont remis au centre de l'explication du monde contemporain et de ses évolutions !
Où la pensée de Michel Foucault, aujourd'hui réservoir inépuisable pour les paltoquets qui s'acharnent à la perte de tout point de vue à partir duquel on puisse porter un jugement global sur cette société, est dénoncée pour ce qu'elle est réellement devenue, une théorie contre-révolutionnaire de notre temps !
Ou vous trouverez remises en questions quelques-unes des apories héritées du vieux mouvement révolutionnaire, quelques-unes de ces routines de pensée héritées du passé, devenues, faute de travail nouveau, variantes de cette même unique pensée, comme disait André Prudhommeaux, l'exercice de la critique seulement critique, le sectarisme, le matérialisme borné qui ne va pas sans sa contrepartie platement idéaliste, l'angélisme et le Rousseauisme des uns, le cynisme et à la brutalité des autres, la froideur, la mauvaise foi, l'illuminisme, le goût de la destruction et au nihilisme, les survivances du vieux fond millenariste et apocalyptique, le fétichisme de l'assemblée générale et le principe anti-hiérarchique poussé jusqu'à l'absurde, le goût immodéré de la provocation et l'immoralisme militant hérité de Sade et du dadaïsme, qui ont contribué à marginaliser toutes les tendances les plus authentiquement révolutionnaire issues de la vague qui s'est épuisée dans les années 30...
Où vous trouverez tout cela et bien d'autres choses, des raisons d'espérer, et de se révolter, des réflexions inédites, des mots d'ordre, de la passion, des intrigues, des dialogues et du mystère, du suspense et du charme, de la vie en substance...
Pour en savoir plus :
http://ecritscorsaires.free.fr

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  • en somme - et n'en déplaise à d'aucuns - il me semble qu'il y a bien quelque chose dans ces pensées qui résiste aussi bien à la paresse intellectuelle qu'à un désastre économico-politique notoire - entendre: le capitalisme dans sa déclinaison actuelle. mais le montrer parfaitement suppose un vrai échange d'arguments, impossible dans ce cadre trop étroit - bon travail cependant.

  • en effet, et pour ne soulever qu'un point précis, l'écart entre la manière dont ces pensées sont aujourd'hui présentées, spécialement dans le champ académique anglo-saxon, et ce qu'elles disent à la lettre, est un excellent symptôme des transformations susdites. étudier cet écart permettrait sans doute de comprendre ce qu'il en d'aujourd'hui, de ce que Debord ne pouvait connaître. cela supposerait néanmoins de faire retour sur ces pensées, plutôt que de les critiquer de prime abord.

  • j'ajoute que ce propos n'en casse au demeurant aucune, de brique. l'incapacité à saisir ce qu'avaient d'audacieuses les pensées de Foucault ou de Lefort, par exemple, condamne à répéter le toujours-déjà bien connu ( = la pensée de Debord) et, partant, empêche je crois de "porter un jugement global" sur les transformations à la mode d'aujourd'hui du mode de production.

  • amusant, surtout la fin, et ce marchand ambulant confondu et défait...

    je ne visionnerai cependant pas les autres épisodes d'un film qui ne peut se départir d'une certaine lourdeur, ainsi qu'on peut le voir. s'appuyer sur Ozu me paraît décidément trop audacieux : dans le genre, je continue de préférer "la dialectique peut-elle casser des briques ?" de Viénet, qui semble d'ailleurs synthétiser par avance et avec plus d'humour l'essentiel du propos de Lonchampt.

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