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Deuxième partie : Recherche et enseignement supérieur : vers de nouveaux déserts scientifiques ?

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Uploaded by on Oct 1, 2011

Un débat d'audience nationale sur le sujet organisé au Mans,
mercredi 21 septembre à 20h00 Espace Vie Etudiante LE MANS
Campus universitaire (Tram Arret Campus-Ribay).

A moins d'un an de l'échéance présidentielle, la section FSU de l'Université du Maine souhaite que les formations politiques de toute la gauche fassent connaître leurs intentions programmatiques dans les domaines de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle a réuni la plupart des responsables nationaux sur le sujet des principaux partis de la gauche à débattre sur le sujet.

Avec

L. Audouin : Responsable National de la commission Enseignement Supérieur et Recherche d'EELV
O. Gebuhrer : Responsable de la Commission Nationale Enseignement Supérieur et Recherche au PCF
M. Karamanli : Députée de la Sarthe, Vice-Présidente du Groupe Parlementaire PS, chargée de l'Enseignement Supérieur
B. Monthubert : Secrétaire National du PS à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche
J. Malifaud : Chargé de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche au NPA
P. Perdereau : Vice-Président de Le Mans Métropole délégué à l'Enseignement Supérieur et la Recherche, PG
E. Saint James : Président de Sauvons La Recherche
S. Tassel : Secrétaire Général du Snesup-FSU
R. El Guerjouma et J.Y. Buzaré : Vice-Présidents de l'Université du Maine

L'enseignement supérieur et la recherche connaissent une restructuration d'une grande ampleur. Le foisonnement des réformes, le plus souvent menées sans la moindre concertation (ANR, AERES, pôles de compétitivité, Crédit Impôt Recherche, loi LRU, réforme du CNRS, création des PRES, Opération Campus, Investissement d'Avenir -IRT, Idex, Labex, Equipex,-...), conduit à une grande complexité. L'accélération des mutations institutionnelles déstabilise sur les plans individuel et collectif le rapport à l'avenir. À peine les personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont-il pris la mesure des effets de la loi sur l'autonomie des universités (gestion locale et « autonome » de la pénurie, fragilisation des statuts, dégradation des conditions de travail et d'emploi), en particulier après le passage de leur établissement aux Responsabilités et Compétences Elargies (RCE), noyau dur de la LRU, qu'ils sont déjà confrontés à un nouveau dispositif (Investissements d'avenir) qui a exacerbé la concurrence entre établissements, entre laboratoires, entre équipes, entre collègues. Rappelons que l'objectif clairement annoncé de ce dispositif est de ne retenir qu'un maximum de 10 campus dits d'excellence et de transformer la grande majorité des universités en établissements de seconde catégorie (Pôle Universitaire de Proximité). Un tel dispositif va mener à la surconcentration des moyens au détriment de nombreux territoires laissés pour compte. Ainsi, après la phase de désintégration du cadre national (de la réforme LMD aux RCE), se dessine la hiérarchisation des établissements et en conséquence des régions.En 2007, l'enseignement supérieur n'a pas été au cœur de la campagne présidentielle et pourtant, trois mois après l'élection de N. Sarkozy, une des lois les plus dé structurantes adoptées au cours de son mandat a été votée par la majorité. Celle-ci avait d'ailleurs été qualifiée par le Premier ministre de plus importante de la législature. D'ailleurs, il est vraisemblable que la LRU soit présentée par le futur candidat à sa succession comme une pièce de choix de son bilan.Alors que le verdict concernant le premier tour des Idex vient de tomber (7 projets seulement ont été retenus au plan national, celui porté par les universités des Pays de Loire et de Bretagne, appelé « IC Ouest », a été rejeté sèchement), et à moins d'un an de l'échéance présidentielle, la section FSU de l'Université du Maine souhaite que les formations politiques de toute la gauche fassent connaître leurs intentions programmatiques dans les domaines de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle entend ainsi faire occuper à ces domaines très importants pour l'ensemble de la société une position centrale dans le débat démocratique. C'est la raison pour laquelle la sectionFSU de l'Université du Maine vous invite à participer à une table ronde sur l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche en France.

La section FSU de l'Université du Maine

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