Une création de Richard Cayre et Thierry Escarmant, créée en 1996 au Théâtre Saragosse à Pau.
DISTRIBUTION :
Interprètes :
Isabelle Barbier, Richard Cayre, Léa Cornetti, Thierry Escarmant, Benoît Guerin, Lola Lopez-Luna, Marie Otal, Gilbert Traïna.
Compositeur : Benoît Urbain
Lumières : Marie-Anne Mérat
Scénographie et Costumes : Richard Cayre
Photographe : Guy Delahaye
• Argument : "Le Bal des Ardents" s'articule autour de deux axes. D'une part, la vision de l'acte amoureux comme un type de convention, une mécanique où le désir n'arrive pas à être comblé. On recherche un acte plus intime mais qui n'est de toute façon qu'une autre convention toute aussi banale finalement qu'un geste quotidien. D'autre part, l'idée que le désir s'auto-alimente comme une braise sur laquelle on souffle et qui devient plus brûlante. C'est par une volonté propre que l'on passe du désir à la passion, de la passion à la folie, de l'incandescence à la cendre. Pourtant, il suffirait que l'on souhaite s'arrêter pour que cette passion s'éteigne. Dans une chronique médiévale, on signale que lors d'un bal, des courtisans couverts de poix et de filasse se sont enflammés et se sont entièrement consumés. De la même manière, les danseurs vivent sur scène le même embrasement aux feux de leur passion, jusqu'à la consomption. Ils traversent la pièce comme des torches enflammées, excitant leur désir à la bouche de l'héroïne, à la fois pur concept et "femme-viande". / Richard Cayre
• PRESSE :
(...) des images fortes, une densité scénique constante, une sobriété de couleur, et la quête de gestes incongrus comme arrachés à un quotidien névrotique. De ces mécanismes qui échappent à la politesse, à la culture et au sens ; de ces non gestes qui nous agacent de nous mêmes.
(...) Quelque chose m'étonne chez ces chorégraphes d'Enfin le Jour qui sont à la recherche d'une "autre danse ... évitant la mort certaine d'un art pétrifié".
(...) Ce bal où les ardents ne brulent que pour la chair, peut fasciner et dérouter en même temps, comme le ferait un rituel de la décomposition d'une société./ Yves Lorelle
(...) La compagnie Enfin le Jour signe ici la pièce la plus radicale de son répertoire. Habitués à un langage chorégraphique direct et percutant, Thierry Escarmant et Richard Cayre proposent ici un propos mené avec urgence, nous laissant muets et prostrés dans notre fauteuil. (...) Des semaines plus tard, des images nous affectent encore et restent gravées dans nos mémoires avec le souvenir physique d'une émotion, (...) Enfin, ils semblent avoir atteint cet au-delà du mouvement et du corps qu'ils cherchaient. / Francis Desmielles
une vidéo serait intéressante. Bisous, J.
ju25ju93 3 years ago