Oh ma vieille tête, comme c'est étrange,
après autant d'affronts,
depuis combien d'années déjà?
Tu as l'air bien tranquille, tu ne t'énerves plus.
Et j'en oublierais même que je t'ai déjà trop vue.
Car autant te l'avouer, il y a eu des jours sans.
Où j'aurai pris plaisirs à te voir autrement.
Mais tout miroir au monde, épris de vérité,
ne se laisse pas corrompre, au moins j'aurais tenté.
Oh j'ai pris soin de toi, je te faisais sortir.
Et ça te déridait, tu avais le sourire.
C'est ainsi qu'un peu tard je t'ai vue profiter
des quelques "pourquoi pas" qu'offre la nuit tombé.
Tu entrais dans des chambres où tu n'irais qu'une fois.
Le temps d'en faire le tour, tu regrettais déjà.
Tes traits se durcissaient, tu vieillissais d'un coup;
constatant que l'amour ne t'aimait pas beaucoup.
Oh ma vieille tête, comme c'est étrange.
Après autant d'affronts, depuis combien d'années déjà?
Tu as longtemps, longtemps, laisser d'autres causer.
D'autres vieilles têtes hagardes, un peu moins compliquées.
Soit, ça fais des chansons, des trucs à raconter.
ça n'est pas très utile, non,
mais c'est bien envoyé.
De ce pétrin de rien, à peine retravaillé,
Ma vieille tête ferait-elle un commerce éhonté?
Link to this comment:
All Comments (0)