L'Élément déclenchant
Partout de la verdure qui dégouline des balcons sur les façades en béton, comme si la nature reprenait ses droit . Mais à y regarder de plus près c'est quand même la grosse cimenterie qui a le dernier mot, parce que tous les verts deviennent gris - la couleur de la ville !
Là où la poésie et le rêve reprennent leur droit, c'est sur les murs léprosés, au travers des enduits qui se décollent où peuvent apparaître des formes qui se prêtent à être le fond d'un tableau et l'imaginaire reprend le dessus.
Tout un travail palimpseste, des signes qui font trace, qui laissent place à d'autres. Comme sur la toile, je deviens l'archéologue de mes propres œuvres et peux à loisir vagabonder et imaginer là des visages, ici des silhouettes.
Les coups de pinceau sont dans la tête et je pense à Shitao qui disait que seul le pinceau permet aux choses de sortir du chaos.
A présent je sais que demain je vais recommencer a peindre, la machine est en marche et la centrale atomique interne tourne à plein régime ! Gilles
Vêture libre dans le vent
L'illusion poétique est étrangère
Personne non autorisée
Ne pas rentrer
L'espace d'une cage
Pour l'oiseau que tu cherches dans le ciel
Ton imagination féconde la réalité
Seul
L'instant présent s'envole
Et nous
Nous restons à terre au même rythme lent
Du temps à vivre que nous trouvons ici
Toute, près de toi,
Je cherche sans fin
Le lieu intérieur
Fiction pour êtres captifs
Et dehors ?
Demeures du désir
Ou de la peur...
Est-ce que tu vois la vêture libre dans le vent ?
Stefka
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