Kristen Noguès disparu trop tôt en 2007 a ouvert les portes d'un univers musical unique que d'autres musiciens comme Jacques Pellen continue d'explorer.
Ce morceau est extrait de l'Album hommage : Logodennig - 1952/2007
Frédéric Jambon d'écrit cet album :
Le double CD que présente la maison de disques Innacor est l'oeuvre d'une vie. Voire même le chef-d'oeuvre. Posthume. Il est consacré à la harpiste et compositrice Kristen Noguès. Celle que ses amis surnommaient « Logodennic », « la petite souris », nous a quittés le 5 juillet 2007, à l'âge de 55 ans.
Joueuse de harpe celtique, chanteuse, compositrice, instigatrice de rencontres aussi insolites que magiques, Kristen Noguès a navigué sur plusieurs océans musicaux : traditionnel breton, jazz européen, contemporain... Au gré de son parcours, elle a planté son drapeau sur des terres inconnues.
Cinq chapitres
L'album-hommage « Logodennic » permet de réécouter des morceaux intemporels, dont on devine qu'ils n'ont pas encore livré tous leurs secrets. Il est découpé en cinq chapitres. Après une introduction en solo, à la légèreté cristalline, le premier est consacré à « Finis Terrae ». Avec ses complices Jacques Pellen, Patrick et Jacky Molard, la Bretonne avait composé une musique originale pour accompagner ce film muet d'Epstein, tourné en 1928 dans l'archipel de Molène et à Ouessant. Cinq extraits sont reproduits ici. Dont le si touchant « L'attente de femmes », en duo avec le clarinettiste italien Mauro Negri. Dans la biographie illustrée du copieux livret, Gérard Alle rapporte que Kristen Noguès, plutôt portée vers l'avenir, était indifférente au fait que d'autres jouent ses compositions. Pourtant, les morceaux du chapitre 2, « Les Autres », montrent combien des artistes comme Érick Marchand, Jean-Michel Veillon, Paolo Fresu, ou bien sûr Jacques Pellen, son compagnon, savent aussi servir la musicalité de ses thèmes. Kristen Noguès redevient la protagoniste du deuxième CD, témoin de quelques-unes de ses plus belles rencontres. Des plus créatives aussi, comme lorsqu'elle décollait au côté des maîtres du jazz européen : Jean-François Jenny Clarke, John Surman... Les chapitres 3 et 4 portent des titres sans équivoque sur l'esprit de recherche qui les habite : « Abstract » et « Improviser et le Trio ».
L'opus s'achève sur « La longueur des jours », douce conclusion en cinq étapes d'un voyage extraordinaire où l'artiste chante en breton. Son rire sonore s'est tu, mais ses fidèles complices vont continuer à faire vivre sa musique.
Tres bel hommage !!
spacelau 3 months ago