Ces trois pièces courtes nous entraînent dans les dédales d'un
inquiétant univers urbain. après un travail de mise en espace sur les
pièces Face au mur et Tout va mieux, Hubert Colas commande à Martin Crimp un troisième texte : Ciel bleu ciel, pour former une trilogie.
http://www.colline.fr/spectacle/2008-2009/face-au-mur
Cela
part de rien. il y a des êtres. Ils sont simplement là. attendent-ils
ou bien savent-ils quelque chose ? quelque chose qu'ils vont nous
révéler, nous apprendre, parce qu'ils sont là, devant nous, sans être
des personnages.
Il faut quatre acteurs, nous dit l'auteur, 1 2 3 4.
ils viennent face à nous avec des mots simples mais très vite
saisissants. un reflet du monde nous parvient. Ce qu'ils disent, ce
qu'ils décrivent, est comme là sous nos yeux, une mémoire vivante de ce
qui nous entoure dans les sociétés occidentales. le calme, semble-t-il...
et puis, tout à côté, ou peut-être même chez nous, tout vacille.
l'effroyable au milieu du calme, du banal, arrive et nous frappe ou
frappe des innocents, nos proches.
Il nous vient alors des images,
on se souvient des actes commis dans des lieux publics, une mairie, une
classe d'école comme dans Face au mur où l'effroi et la
violence entrent dans cette banale salle d'école et sèment la terreur.
c'est chez nous, dans nos quartiers, dans nos rues, dans nos maisons,
que la terreur peut entrer à tout moment. « À l'abri de rien » pourrait
être le sous-titre de ces trois pièces courtes...
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