Baruch ou Benedictus, le « béni ». Présage de sa philosophie, son prénom ne laissait pourtant pas augurer le triste sort qui allait enténébrer sa vie. Ce juif marrane, né en 1632 lors de l'âge d'or des Pays-Bas à Amsterdam, est victime à 24 ans d'un coup de poignard d'un fanatique, puis frappé d'anathème. Son blasphème lui ne fut jamais révélé. Devenu tailleur de lentilles optiques, il continue, intrépide, à polir avec les « yeux de l'esprit » les préjugés qui occultent la raison. Nombreux sont ceux qui dévorent son Traité théologico-politique (1670), qui circule sous cape, et louent in petto « l'érudition déféquée » de ses « livres gros de tous les mots ». Lui qui parle portugais, prie en hébreu, philosophe en latin, poursuivra son œuvre jusqu'à sa mort en 1677, date de publication de sa somme, l'Ethique. Consacré « prince des Philosophes » par Gilles Deleuze, ce « Satan incarné » a piqué au vif ses « sujets », de Kant à Rosset. Taxé d'athéisme, le spinozisme n'a d'ailleurs pas manqué de fondre sur l'histoire de la pensée, paradoxalement pour mieux la contredire.
C'est ce « Dieu de Spinoza », insaisissable plus qu'indicible, que le philosophe Raphaël Enthoven dévoile pour le Monde des Religions.
LA DICHOTOMIE DE SPINOZA ou LA COMPLEXITE DE L'EVIDENCE quand nous n'avons pas le même entendement. C'est un bel exercice pour Savoir se reconnaître et reconnaître ses idées en autrui . Donc; ne pas se priver de la JOIE "UTILE" d'avoir des ami(e) qui nous comprennent. Tant pis dirais-je pour les jaloux car ils ne me sont pas utiles donc JE NE ME PRIVERAI PAS DE CETTE JOIE DE ME RETROUVER EN AUTRUI.
SOCRATE69005 5 months ago