"Métamorphose(s)" par la Compagnie de danse baroque l'Eventail

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Uploaded by on Nov 13, 2010

extraits de spectacle chorégraphique "Métamorphose(s)"

Création le 24 août 2010 pour le 32e Festival de Sablé sur Sarthe,
Coproduction : CCN de Biarritz, Opéra de Reims, compagnie de danse l'Eventail
Avec l'aide de la Spedidam, le soutien de Groupama, de la Cité du Cirque du Mans et du théâtre de la Fonderie au Mans

Compositeurs : Telemann, Vivaldi, répertoires traditionnels de France, Irlande, Europe du Nord et de l'Est

Conception : Marie-Geneviève Massé et Vincent Tavernier
Chorégraphie : Marie-Geneviève Massé
Direction musicale : François Lazarevitch
Costumes et éléments visuels : Claire Niquet
Lumières : Carlos Perez
Assistante à la chorégraphie: Marie Blaise

Responsables formations : Tania Pividori et Anne Garcenot (chant) ; Agnès Haack (danse irlandaise et suédoise) ; Marie Blaise (danse française traditionnelle) ; Pascale Blaison (marionnettes) ; Volodia Lesluin (acrobatie aérienne)

Sur le plateau, 17 artistes
5 instrumentistes et une chanteuse des Musiciens de Saint Julien dirigés par François Lazarevitch :
Annie Dufresne : soprano, François Lazarevitch : flûtes (baroque, irlandaise, suédoise, roumaine), cornemuses ; Stéphanie Paulet : violon baroque ; Basile Brémaud : violon traditionnel ; Julien Léonard : viole de gambe ; André Henrich : théorbe et guitare
9 danseurs de la compagnie de danse l'Eventail :
Marc Barret, Bruno Benne, Sarah Berreby, Anne-Sophie Berring, Marie Blaise, Bérengère Bodénan, Emilie Bregougnon, Olivier Collin, Anna Romani.
Ainsi que :
Pascale Blaison : marionnettiste
Volodia Lesluin : acrobate aérien

Equipe technique
Régisseur général : Florent Gallier
Régisseur lumière : Carlos Pérez
Habilleuse : Marie-Claude Garcin
Coiffure/maquillage : Véronique Désir

Durée du spectacle : 1h15


1- De toutes les métamorphoses, la première et la plus mystérieuse est celle d'une musique en un mouvement. Par la grâce inexpliquée d'une impulsion jaillie au plus intime de l'être et de sa sensibilité, voici que surgit la danse, d'abord purement instinctive, puis au fur et à mesure plus raisonnée, jusqu'à devenir la chorégraphie, art complexe et sophistiqué, mais jamais coupé cependant de sa racine primitive. Cette relation mystérieuse entre la musique et le mouvement, voilà l'origine du nouveau spectacle de l'Eventail. Voilà aussi la clé du paysage sonore dont émane cette création, paysage inhabituel quant au choix des musiques et à leur ordonnancement : jalon original, il est le reflet direct et purement intuitif de ce qui cristallise la notion de danse pour la chorégraphe Marie-Geneviève Massé.

2- Autre métamorphose, et non moins saisissante : celle de la danse populaire à la danse savante, mutation décisive et déterminante, opérée en Occident durant la première moitié du XVIIe siècle. Les « maîtres à danser » poussés par on ne sait quel besoin d'idéal, préfèrent le parcours du couple ou du soliste à l'effervescence de la ronde, et « sophistiquent » le geste et le pas, qui l'un et l'autre s'élèvent, s'allègent et se chargent de sens. Aussi le vocabulaire de la danse baroque trouve-t-il dans ce spectacle son absolue pertinence, puisqu'il est le résultat et l'expression même de cette historique transformation, et qu'il en contient toute l'évolution -- comme un mot dont l'étymologie, révélant toutes les variations, en approfondit la saveur et la vitalité.

3- Et puis, répondant à ces métamorphoses initiales, s'entrelace alors toute une série d'autres, qui sont autant de fils tissés sur la trame originale : métamorphoses continuelles et fascinantes des pas, des gestes, des caractères, entre régions, entre nations, entre générations ; métamorphoses des modes d'expression - marionnette, théâtre d'objet, acrobatie, chant, musique et danse ; métamorphoses aussi des instruments entre les mains des musiciens - lorsque le même violon accompagne l'aria la plus raffinée et met en branle la ronde venue du fond des âges, ou quand sonnent musettes, fifres et tambours à cordes. Dans chacun des tableaux qui composent le spectacle, tout est mouvement, et l'état premier n'est jamais que la matrice d'une suite d'éclosions successives...

4- Aussi tous les éléments du spectacle reflètent-ils cet état de transformation permanente. Porte s'ouvrant sur des mondes renouvelés ; miroirs devenus autant de portes insondables ; ou bassin d'eau, miroir lui même, mais aussi enveloppe de chrysalides. Les costumes, décantés jusqu'à l'essentiel -- la silhouette, le volume, la couleur, le mouvement -- synthétisent ce glissement du simple au savant, du populaire au théâtral, du passé à l'intemporel ; car il est dit que rien ici ne demeurera semblable à lui-même, et que le spectateur, s'il veut bien s'abandonner à ce voyage à la frontière des rêves, n'en reviendra pas lui non plus tout à fait inchangé.

prises de vues et montage vidéo: Jacques Massé

Category:

Entertainment

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  • Tres chouette !!!

    gilles

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