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Jacques Douai - Colchiques dans les prés - Démons et merveilles (1956)

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Uploaded by on Nov 28, 2008

En 1956, invité par Jacqueline JOUBERT dans son émission "Rendez-vous avec", Jacques DOUAI parle de son répertoire de chansons poétiques. Il raconte ses débuts dans le cabaret "chez Pomme" à Montmartre, où le public, habitué aux chansons de salle de garde, ne s'attendait pas à ce qu'il démarre avec

"Colchiques dans les prés
fleurissent fleurissent
Colchiques dans les prés
C'est la fin de l'été
La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant
Châtaignes dans les bois
Se fendent se fendent
Châtaignes dans les bois
Se fendent sous les pas
La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant."
(Francine Cockenpot)

Jacques DOUAI sera l'un des tout premiers à chanter Prévert et notamment les chansons du film "Les Visiteurs du soir", à commencer par celle-ci :

"Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entr'ouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer."
(Jacques Prévert, Maurice Thiriet)

Jacques DOUAI était un prince de la chanson intemporelle. Les témoignages ne manquent pas sur l'impression qu'il dégageait, ainsi celui de Francis Claude, directeur du Cabaret Quod Libet dans les années 1948-49 : "Un soir d'hiver, une sorte d'apparition de Noël s'encadra sous la voûte de l'escalier menant au caveau. Il était vêtu d'un duffle-coat couvert de neige et semblait être l'incarnation d'un Chopin expirant. Il vint à moi et me demanda simplement : "On peut chanter ?" J'acquiescai, déjà séduit (...) Il chanta, et le sortilège produit son effet. L'assistance subjuguée, osant à peine applaudir..." (cité par Gilles Schlesser dans "Le Cabaret rive gauche, de la Rose rouge au Bâteau ivre", éd. de l'Archipel, 2006, p. 130)

Citons également le témoignage de Pierre Seghers écoutant Jacques DOUAI à l'Echelle de Jacob : "Tout à coup, à travers la fumée, le bar entier se mettait à louvoyer sur les marches du palais ou bien cinglait vers La Rochelle. Nous étions tous transportés dans un autre monde." (cité par Gilles Schlesser, op. cit., p. 207)

Sur mon blog, au mois d'août, j'avais noté quelques autres mises en ligne de Jacques Douai, dont une très belle vidéo de lui remontant à 1960 et disponible sur le site de l'INA :
http://chansonspourvivre.blogspot.com/2008/08/jacques-douai-sur-internet.html

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Music

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Uploader Comments (DominiqueHMG)

  • Non, je n'ai que cet extrait de cette émission de télévision de 1956.

  • Qu'est ce qu'une chanson de "salle de gardes?"

  • C'est une chanson de carabin, une chanson paillarde.

  • Merci pour cette merveille.

    C'est Jacques qui avait chanté (mis en musique ?) le poeme d'Aragon: 'maintenant que la jeunesse'?

    J'aimerai bien le retrouver ici...

  • C'est Léonardi qui a mis en musique le poème "Maintenant que la jeunesse", d'abord chanté par Monique Morelli puis par Jacques Douai et d'autres. Vous pouvez retrouver l'interprétation de Jacques Douai dans un un CD de lui "50 ans de chansons de Paris à Montréal" qui est paru en 2002.

  • Dominique, il ne faut pas sous-estimer la rareté de votre vidéo de Douai. Car je pense que ces 250 chansons étaient à la radio. Il est possible que Douai ait paru aussi à la télévision québécoise, mais est-ce que cela a été conservé ? Je n'avais personnellement jamais vu Douai, encore moins depuis l'avènement du magnétoscope domestique. Encore bravo !

  • Je ne sous-estime pas la valeur de cette vidéo et c'est d'abord Luisa que nous devons remercier pour cette trouvaille.

    Citons J. Dufour : "L' amicale collaboration de Pierre Perrault et de Jacques Douai se poursuivra jusqu'à la disparition, en l'an 2000, du célèbre poète et cinéaste québecquois." Pierre Perrault n'aurait pas filmé Jacques Douai ? ou alors, les films seraient perdus ? Espérons qu'un jour quelqu'un nous trouve où ils sont archivés et nous les montre.

Top Comments

  • quelle voix !

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All Comments (18)

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  • Trés belle voix !!

  • Jacques Douai le dit un peu rapidement, cette chanson fut écrite vers 1942-43 par Francine Cockenpot pour le monde des scouts qui la passionnait. Contrairement à une idée reçue elle ne remonte pas à la Renaissance. Précision en fut donnée il y a une trentaine d'années par l'auteur dans une émission de  Bernart Pivot qui en resta médusé.

  • Pouvez-vous mettre l'interprétation complète , merci .

  • Extra ..une chanson d'école et un poème appris ausi ..superbe document ! merci !

  • Une chansont de feu de camp.. cholchiques... et pourquoi pas la seonce jamais entendue!

    Merci de cete découverte!

  • quel bonheur !

    quel charme (tous les deux)

  • Merci ;)

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