Jean-Marie Le Guen, médecin et adjoint chargé de la Santé publique et des relations avec lAssistance publique-Hôpitaux de Paris, relance la question de la mise en place denvironnements sécurisés, sanitaire et social, pour les toxicomanes. Il a ainsi proposé, et fait accepter, au Conseil de Paris la réalisation dune étude de faisabilité en vue de la création, en 2011, de salles de consommation de drogue.
Se refusant à tout jugement de valeur, écartant toute promotion de ces produits illicites et rappelant leur dangerosité, il affirme qu"il est urgent de tendre la main à ces gens pour les sortir de lornière", car ceux-ci sont "très exposés aux maladies comme le sida, lhépatite C ou la tuberculose".
Une éventualité qui fait frémir le président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, Etienne Apaire, sûr quune telle décision "consisterait à faire une croix sur le destin des gens (toxicomanes)" et reviendrait à "baisser les bras", car, selon lui : "Faciliter les usages, cest une forme de désespérance".
Le député, lui, défend sa proposition en sappuyant sur la vingtaine de villes européennes qui accueillent déjà ce type de structures (quatre-vingt sont dénombrées dans le monde). Celles-ci offrent des lieux permettant de sécuriser, grâce à la mise à disposition de matériel propre, et de faire suivre les prises - sans fourniture de drogue - par une équipe médicale, également chargée de sensibiliser cette population sensible des dangers encourus.
Si la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a fait payt de "son intérêt" pour linitiative, le groupe UMP au Conseil de Paris juge que "le signal donné par la ville de Paris, en permettant louverture de salles de shoot et en facilitant ainsi la consommation de drogue, est extrêmement nocif", y préférant "une politique de prévention".
Le député socialiste dénonce, de son côté, lhypocrisie qui laisse "ces personnes se droguer dans la rue, sans aucune sécurité sanitaire et aux yeux de tous", y voyant une "question de santé publique". "Par leur inaction, les pouvoirs publics se moquent aussi des riverains", considère-t-il, et de sinquiéter des "importants inconvénients" générés, pour les habitants, par les "regroupements" de toxicomanes, créant dans certains quartiers des grandes villes françaises des lieux de non-droit.
Plus d'infos sur www.salledeconsommation.fr
Moins on a de connaissances, plus on a de convictions !!
salledeconsommation 1 year ago