L'Uraba, une région de rivières et de forêts au nord-ouest de la Colombie est habitée par des populations noires et indigènes. En 1997, l'armée régulière lance l'opération « Genesis » pour repousser les guérillas communistes en place depuis des décennies. Les populations sont prises entre les deux feux et sont forcées d'abandonner leur territoire pour se réfugier dans les villes les plus proches.
Après des mois dans la misère et l'abandon les plus totales, elles décident de retourner vers leurs lieux d'origine, même si cela les place au milieu du conflit armé. Certains, avec l'aide de l'église locale, créent des communautés de paix.
Les paramilitaires profitent des déplacements des paysans pour spolier leurs terres et planter, illégalement, des plantations de palmiers à huile.
Ce document donne une idée des racines de la violence qui caractérise la Colombie en même temps qu'il souligne l'enjeu d'un développement qui doit être durable pour que la paix elle-même soit globale et véritable.
Il pose de multiples questions propices aux débats: la déforestation des pays tropicaux pour le bois et pour le développement des agrocombustibles est-elle une fatalité ; les minorités noires et indigènes sont-elles amenées à disparaître face à la modernité qu'elles refusent ; sont-elles en droit de la refuser ...
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