Jean Garneret et Charles Culot, Chansons populaires comtoises, 1972, tome II, chapitre chansons plaisantes, n° 296, p. 564. Collecté par Charles Beauquier.
http://epinette.free.fr/midi/repertoirgarneret2.php
Quand je suis né je suis né à l'automne,
Tous mes parents ainsi que mes amis
M'ont baptisé avec le jus d'la treille
Et m'ont donné le nom de sans-souci.
Quand j'eus cinq ans on m'envoie à l'école,
Pour y apprendre à lire et à écrire.
Je n'appris quà vider la bouteille
Et n'y pas mettre d'eau dedans mon verre.
Vers les quinze ans j'ai fait une maîtresse
Qui s'appelait la charmante Isabeau,
Ell' me disait que j'avais la rougeole
Et ce n'était que le jus du tonneau.
Quand j'eus vingt ans, je perdis ma maîtresse.
J'ai beau chercher je n'peux la retrouver.
Quoique ce n'était qu'une simple bergère,
Nos amitiés étaient bien partagées.
A quarante ans mes parents me demandent
Pour partager mes biens avec les leurs.
Moi je n'ai pas de partage à leur faire,
Les cabar'tiers seront mes créanciers.
A cinquante ans j'ai vidé cent bouteilles
Avec mes parents ainsi qu'mes amis;
Sans oublier les enfants de la treille,
Sans oublier les enfants sans souci.
Link to this comment:
All Comments (0)