Lili Boniche une petite biographie

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Uploaded by on Apr 3, 2011

Voici L'histoire de Lili Boniche....
«Mon père était kabyle. Quand il parlait avec sa mère, nous, les enfants, n'y comprenions rien. Il était bijoutier à Alger et jouait merveilleusement de la mandoline, pour les amis et la famille. Il ne voulait pas que j'y touche, mais, dès mes 10 ans, je la volais régulièrement quand il n'était pas à la maison», raconte Lili Boniche, enfant de la Casbah, roi et père juif d'un croisement de chants en arabe et en français qu'il a inventé dans les années 40. Le cheveu toujours couleur henné, mais le dos un peu voûté et le trait flapi, il a encore faim de scène: alors qu'à 78 ans on pensait lui rendre un ultime hommage à l'Olympia, Lili revient de Suisse en attendant d'aller jouer à Stockholm. «A Tokyo, les musiciens japonais ont fait la queue pour me demander comment je faisais pour réunir des choses si différentes.» A savoir, les fruits sucrés de noces entre langueur arabo-andalouse, prière flamenco, frénésie afro-latine, roucoulade argentine et légèreté chansonnière. Métissage (dans lequel excellent surtout les musiciens juifs du Maghreb) né aux alentours des années 20 à Beyrouth, puis transporté à Alexandrie et au Caire, cette tambouille sera reprise en version nord-africaine par Lili Boniche: «Je jouais dans les fêtes familiales. Mais vers minuit, voyant les gens s'assoupir, je me demandais comment les réveiller. Je me suis alors mis à écrire des chansons mélangeant français et arabe. Bref, du "francarabe.» Un genre qui risque bien de disparaître avec ses créateurs, faute de relève.

Lili d'Alger. Pas encore adolescent, Lili (Elie, en réalité) connaissait parfaitement Zid 'amar el kess ya 'omri («Remplis encore mon verre ô ma vie»), une chanson de Saoud l'Oranais, maître de la musique arabo-andalouse qui tenait un café fréquenté par les mélomanes dans le quartier juif. Un jour où Saoud l'Oranais (El Médioni de son vrai nom) était venu donner une grande soirée à Alger, Lili interpréta devant lui sa chanson. «Il a proposé à mon père de m'emmener. J'ai passé trois ans chez lui à apprendre les subtilités et les dérivés de la musique andalouse, jusqu'à l'année de ma communion (Boniche ne dit pas bar-mitsva, ndlr).» De retour dans sa ville natale, Boniche intègre diverses sociétés musicales, poursuivant son apprentissage auprès de maîtres comme Mohamed Chitane, Lili Labassi ou Mahieddine Bachtarzi. «A 15 ans, je suis parti frapper à la porte de Radio Alger. Le directeur, M. Azrou, a accepté de m'écouter cinq minutes dans un studio. J'ai joué pendant vingt minutes. Il m'a dit: "Tu reviens dans deux semaines. Ainsi m'a-t-on confié une émission hebdomadaire d'une heure où je jouais en direct le répertoire arabo-andalou.» Au milieu des années 40, la réputation de Lili traverse la Méditerranée, quand le Soleil d'Algérie, un cabaret de la rue du Faubourg-Montmartre de Paris, l'engage. «Il y avait un client qui venait pratiquement chaque soir, toujours accompagné d'une dizaine de copains. C'était François Mitterrand. Vers minuit, il me disait: "Je dois aller à l'Assemblée nationale, je reviens à 2 heures. Lili, restez là. D'ailleurs, dans les années 80, Roger Hanin m'appelait souvent pour me dire: "Il y a Tonton qui veut te voir. J'allais chez Mitterrand qui me demandait de lui jouer pratiquement toutes les chansons de mon répertoire.»

Silencieux par amour. Au Soleil d'Algérie, Boniche rencontre aussi une riche comtesse qui s'amourache de lui: «Elle m'a dit: "Je ne veux pas que tu chantes. Je suis donc revenu avec elle, en 1949, à Alger, où j'ai acheté quatre cinémas. Ça a bien marché jusqu'aux "événements, et nous avons quitté le pays en 1962, année de l'indépendance, en laissant tout.»

A Paris, Lili Boniche se reconvertit dans la restauration d'entreprise, 300 couverts au début, «18 000 dix mois plus tard». Au bout de dix ans, il bifurque vers les fournitures de bureau, avant d'abandonner les affaires. «Je ne faisais plus rien, juste chanter pour les amis. Je suis revenu sur scène à la fin des années 80. Je vis en France depuis près de quarante ans, et mes seuls amis sont ceux de là-bas. Ils viennent régulièrement chez moi à Cannes. On se fait de grands repas et on joue pendant des heures. Je prie tout le temps pour que la paix revienne en Algérie. Je voudrais tant y chanter avant de mourir.».

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  • il à un pure accent de la casbah d'Alger quand il parle

  • -QUE DIEU BENISSE L'ALGERE ET SES ENFANTS DE TOUT-BORD.

  • tout mes souvenirs d'enfant reviennent avec tes mélodies.

    merci pour tout

  • LILI MERCI TU AS ENCHANTE TOUTE MON ENFANCE MERCI MERCI ET QUE DIEU TE BENISSE O TOI CHANTEUR DE LA PAIX ET L AMOUR DES HOMMES !!!!

  • Oui, allah Yarhmouh. Il était un bon Juif. Pas comme Enrico qui est très politisé.

  • braviissimo Maestro.. enfant du meme quartier j regrette juste de ne pas pu le voir en concret !

  • Il n'y a qu'un seul dieu ... La chanson qui me donne des frissons

  • Allah yarahmo ou ywassaa alih <3

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