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Miss Mona - 2/8

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Uploaded by on Nov 3, 2011

Miss Mona, France -- 1987 -- 90 mn
Réalis., scén. & dial. : Mehdi Charef

Miss Mona : Jean Carmet
Samir : Mohamed Ben Smaïl
Jean, le conducteur du métro : Albert Delpy
Le père de Mona, "Pépé" : Albert Klein
La mère de Mona, la malvoyante : Hélène Duc
Manu, le gigolo & danseur miteux : Daniel Schad
Pat (?) : Rémi Martin
Gilbert, le client de Mona-cartomancienne : André Chaumeau
L'organisateur du club de rencontres : Francis Frappat
Le patron du pip-sho : Philippe de Brugada
Étienne, la propriétaire du café : Yvette Petit
La tatoueuse : Michel Peyrelon
Le vieux mime : Maximilien Decroux
Le vieil homme en fauteuil roulant : Pierre Large
Adrien, le voyeur dans sa maison : Cyrille Spiga
Le patron de l'atelier de confection (qui joue avec son ventre) : Sylvain Levignac
Le receleur de meubles : Alain Frérot
Le jeune client de Mona : Didier Saada
Le jeune prostitué floué : Roch Leibovici
Le policier en civil : Alain Serve
Madjid : Kader Boukhanef

Il est de plus en plus fréquent (années 2000) de lire une opinion sur un film ou un roman qui le qualifie (inconsidérément, cela va de soi) d' "OVNI" -- littéraire ou cinématographique.
C'en est vite devenu un lieu commun comme tant d'autres, après l'avalanche de dithyrambes idiots et flagorneurs (des gens en place ou de leurs tribu) qu'ont si bien su moquer, en leur temps, Didier Bourdon et ses compères.
Après les "bouleversifiants" et les "épastrouilleurs", les passeurs professionnels de casse et de séné, revenant aux fondamentaux de l'onanisme appliqué -- appliqué aux impuissants, littéraires et cinématographiques --, caressent à nouveau les dizailleneurs de mots à l'aide des sempiternels "superbe", "exaltant", "magistral", toutefois désormais additionnés de quelques machines (pareillement lamentables) que ces sortes d'oblats espèrent (voire même, croient !) suffisamment "décalées" pour attirer encore l'attention de lecteurs ou de spectateurs puissamment amortis par l'excès d' une bouillie déjà indigeste par elle-même... [Et il n'est pas question de moi, là, mauvais esprit...]
L'acronyme OVNI est un de ceux-là, censés donc annoncer un "opus décidément autre", en provenance d'un "ailleurs" seul digne des esprits supérieurement informés qui caractérisent nos temps inouïs (et si tellement attendus par les masses) de la "fin de l'histoire" (et donc de l'art -- comme c'est pratique).

Je ne connais pas trois films qui méritent en vérité pleinement cette appellation non contrôlée (1).
Il y a probablement "L.627", de Bertrand Tavernier; un autre, possiblement aussi; mais de certain, je ne vois que le "Miss Mona" de Mehdi Charef. Non que je cultive -- "chacun son truc", vous assènent dans ce cas les feignants qui en usent -- le désagréable intentionnel et inconditionnel comme parangon des "chédeuvres"; tout simplement, l'auteur (il a écrit, scénarisé, dialogué et réalisé le film) n'a cherché ni à faire plaisir, ni à SE FAIRE plaisir -- et, semble-t-il bien, d'aucune façon.
Ce qui est "mis en scène" ici, paraît plutôt relever d'une sorte d'être fluide au point d'en demeurer évanescent, que l'on ne voit jamais -- mais pas à la façon de l'Arlésienne. Ce qu'on ne voit pas dans ce film ne vient pas, ne viendra pas -- et heureusement , car il n'est pas attendu du tout.
Serait-ce la laideur absolue? Le fameux mal-de-chaque-instant? L'impuissance fondamentale appendue à tout homme en ce monde sub-lunaire? L'échec forcené de la vie elle-même, inéluctable sitôt qu'elle s'incarne dans cette étrange figure à cinq-pointes-plus-une? Chi lo sa?
Plus simplement, dans cette histoire -- car c'est sans doute ça, une histoire, du moins peut-on le croire et parfois le vérifier --, "Y en a pas un pour racheter l'autre".

___

(1) Il est bien entendu que je suis à des parsecs de connaître tous les films. C'est là juste une clause de style.

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