Le rétablissement de l'ordre de la nature et l'éradication de la pauvreté sont devenus les deux objectifs déterminants de notre époque.
Dans les pays industrialisés, certains défenseurs de l'environnement disent redouter l'expansion de la prospérité dans le monde, prétextant qu'elle pourrait causer la ruine de la planète. À l'inverse, dans les pays les plus défavorisés, soit ceux qui ensemble comptent le milliard d'habitants les plus pauvres, bon nombre de personnes demeurent sceptiques à l'égard de la protection de l'environnement, dans laquelle elles voient une tentative des pays riches d'empêcher les pays pauvres de se hisser à leur niveau.
Voilà le dilemme auquel s'intéresse l'économiste britannique réputé Paul Collier dans son plus récent ouvrage, The Plundered Planet: Why We Must -- and How We Can -- Manage Nature for Global Prosperity, qui traite du pillage de la planète et du devoir que nous avons de gérer les ressources naturelles de manière à assurer la prospérité à l'échelle planétaire. À l'occasion d'une conférence publique organisée par le CRDI le 27 mai 2010, M. Collier a examiné les tensions qui existent entre le rétablissement de l'ordre de la nature et la lutte contre la pauvreté, et il s'est penché en particulier sur ce qui pourrait en résulter pour les habitants des pays en développement.
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