Eugène Henri Paul Gauguin est né à Paris en 1848. Son père est Clovis Louis Pierre Guillaume Gauguin (1814-1851) un journaliste républicain au National. Sa mère, née Aline Chazal (1825-1867), fut la fille de Flora Tristan et donc, selon certains auteurs, la petite-fille de Simon Bolivar et de Thérèse Laisnay. Elle descendait de propriétaires terriens espagnols d'Amérique du Sud et même, selon la légende, d'un vice-roi du Pérou.
Son tuteur, Gustave Arosa, homme d'affaires et grand amateur d'art, introduit Gauguin auprès des impressionnistes. En 1874, il fait la connaissance du peintre Camille Pissarro et voit la première exposition du courant impressionniste. Comme son tuteur, il devient amateur d'art et s'essaye alors à la peinture. Il expose par conséquent avec les impressionnistes en 1876, 1880, 1881, 1882 et 1886.
En 1882, il abandonne son emploi à la bourse pour se consacrer à sa nouvelle passion, la peinture. De janvier à novembre 1884, il s'établit à Rouen, où Pissarro, qui l'avait guidé dans son approche de l'Impressionnisme, vivait également. Pendant ces 10 mois passés à Rouen, il réalise près de 40 tableaux, principalement des vues de la ville et de ses alentours. Cela ne suffit pas pour vivre et il part vivre avec sa femme et ses enfants dans la famille de celle-ci à Copenhague. Le courant passe mal avec la belle-famille et ses affaires ne vont pas bien. Il décide de retourner à Paris en 1885 pour peindre à plein temps, laissant femme et enfants au Danemark, n'ayant pas les moyens d'assurer leur subsistance. Il participe de 1879 à 1886 aux cinq dernières expositions du groupe des impressionnistes.
En 1886, Gauguin effectue son premier séjour à Pont-Aven en Bretagne, où il rencontre Émile Bernard, le tenant du cloisonnisme. De retour à Paris, il rencontre pour la première fois Vincent Van Gogh en novembre de la même année. Sous l'influence du peintre Émile Bernard, son style évolue, il devient plus naturel et plus synthétique. Il cherche son inspiration dans l'art indigène, dans les vitraux médiévaux et les estampes japonaises. Cette année-là il peint La vision après le sermon aussi appelée La Lutte de Jacob avec l'ange, qui influencera Pablo Picasso, Henri Matisse et Edvard Munch. Il découvre ces dernières à travers Vincent Van Gogh en 1888 alors qu'ils vivent ensemble deux mois (d'octobre à décembre) à Arles, dans le sud de la France, passant leur temps à peindre. Ils travaillent ensemble et peignent alors la série sur les Alyscamps. Les deux amis sont très sensibles, connaissent des moments de dépression et Gauguin, comme Van Gogh, tentera de se suicider plus tard. Leur cohabitation tourne mal et se termine sur le fameux épisode de l'oreille coupée de Van Gogh.
En 1891, ruiné, il habite un temps à l'hôtel Delambre, au n°35 de la rue du même nom à Paris XIVe, puis s'embarque pour la Polynésie, grâce à une vente de ses œuvres dont le succès est assuré par deux articles enthousiastes d'Octave Mirbeau. Il s'installe à Tahiti où il espère pouvoir fuir la civilisation occidentale et tout ce qui est artificiel et conventionnel. Il passera désormais toute sa vie dans ces régions tropicales, d'abord à Tahiti puis dans les îles Marquises. Il ne rentrera en France qu'une seule fois. Les caractéristiques essentielles de sa peinture (dont l'utilisation de grandes surfaces de couleurs vives) ne connaissent pas beaucoup de changements. Il soigne particulièrement l'expressivité des couleurs, la recherche de la perspective et l'utilisation de formes pleines et volumineuses. Influencé par l'environnement tropical et la culture polynésienne, son œuvre gagne en force, il réalise des sculptures sur bois et peint ses plus beaux tableaux, notamment son œuvre majeure, aujourd'hui au Museum of Fine Arts de Boston : D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?, qu'il considère lui-même comme son testament pictural. A Tahiti, il fait la connaissance de Téhura, jeune tahitienne âgée de treize ans, qui devient son modèle et sa compagne. Il est très inspiré et peint 70 toiles en quelques mois. Mais après quelques années de bonheur, des soucis administratifs et plus personnels (mort de sa fille préférée Aline) le minent. Il a également des problèmes de santé : une blessure à la jambe qui ne guérit pas depuis 1894, une crise de syphilis, si bien qu'il déprime et tente de se suicider. Il décide alors de partir pour les Marquises afin de retrouver l'inspiration. En 1901, le voici donc à Atuona (sur l'île de Hiva Oa), dans les îles Marquises. Il lui semble être au paradis. Il va vite déchanter en se rendant compte des abus des autorités et en essayant de se battre pour les indigènes. Affaibli, fatigué de lutter, il meurt le 8 mai 1903. Il est enterré dans le cimetière d'Atuona. La tombe de Jacques Brel côtoie la sienne.
Gauguin - an absolute Master of Color! *Wonderful video, thank you for sharing*
TikiStudio 7 months ago
@TikiStudio Many thanks to you.
ArtsKris 7 months ago
Je pense que dans mon biberon y'avait déjà le lait des couleurs de Guauguin qui me fascinait ;)) Et c'est étonnant regardant ta merveilleuse vidéo je demeure épatée par la lumière des couleurs de ses toiles bretonnes qu'il a su si bien faire jaillir, et moins par celles de Tahiti... Mais je ne peux dire pourquoi !! Etonnant non ? La lumière bretonne serait-elle plus douce à mes yeux ?? En tout cas ta vidéo est épatante. Un grand merci
dodiese09 1 year ago
@dodiese09 Je partage ton avis, mais ne je sais pas si c'est une question de lumière ou de style. C'est un peu comme Picasso, simplifier pour ne garder que l'essentiel. Très bonne journée à toi Caroline.
ArtsKris 11 months ago
Wonderful Gogen paintings and beautiful music...great video... Merci beaucoup , cher Christian ! :)
2255zara 1 year ago
@2255zara Merci Zara très bonne semaine à toi. Soon.
ArtsKris 1 year ago