performance pour 4 femmes, 40 fourrures et 35 spectateurs.
Le collectif d'artistes féminin QQQOC aborde de front la thématique du « Wild », du sauvage, dans une série de performances librement inspirées des Bacchanales, où le public est invité à être acteur de ce qui se présente comme une expérience collective et participative.
40 manteaux de fourrures cousus ensemble tapissent le sol de la galerie, comme une sculpture au sol.
Avec « À POIL », le QQQOC installe l'espace d'un rituel collectif et le temps d'une fête dionysiaque où l'individu est tenu en tension. Dans cette peau, tissu de chair morte montée en fourrures, les participants s'entrelacent les uns aux autres et troquent leur intimité pour l'inconfort de rencontrer ses partenaires de près. Elle a l'odeur du sauvage qui provoque des réactions ataviques, elle rappelle la mémoire des communautés ancestrales. La structure liante
se met alors en marche et dissout dans son mouvement une part d'identité, tandis que l'autre résiste. Otage des autres, chacun est aussi réponse à autrui. Le tissu du corps collectif avance, butte, diffère et se reconstruit, engagé dans une métamorphose constante. Il exprime sa nervosité par le rire, et trouve naturellement son issue dans la fête. Les performeuses sortent
de la structure à poils, et rejoignent un banquet de fruits et d'alcool, indifférentes au groupe.« Saturday Night Fever » qui résonne et, en fond, un troupeau de vaches au galop qui s'élance à l'infini sont les seuls indices d'un choix annoncé. Transgressera-t-on ou non les règles de la performance ? Va-t-on déchirer la chair ou initier un mouvement collectif ? En travaillant la posture du public acteur et le lien archi-organique du groupe, en confrontant la plastique de
l'exil collectif à celle de la fête, le QQQOC éprouve le reste du sentiment de meute tout en célèbrant l'exaltation des singularités.
FLORIAN GAITÉ
Les participants ont l'air empruntés, mal dans leur peau :) effectivement la projection finale d'un troupeau de moutons de l'ordre du canular est à la hauteur de l'implication du groupe et de leur comportement. Heureusement un petit coup de Bee Gees et un buffet remet tout ça en ordre "on s'est amusé quand même, c'était super drôle, quoi". Un " Staying alive" en hommage, probablement, à l'industrie de la fourrure et aux animaux emprisonnés puis dépecés.
LOCALDANIEL 1 year ago
@LOCALDANIEL cette vidéo est extraite d'une performance qui a durée 30mn..je suppose que vous n'étiez même pas présent à la performance et que vous n'avez pas lu le propos joint à la vidéo avant d'interpréter, de façon aussi raccourcie..je vous invite à voir la réponse faite à ZEMATZ concernant "les fourrures" à la suite de ces commentaires, de lire notre propos et de continuer de faire votre interprétation, dans l'ignorance si vous le souhaitez
martinezllense 1 year ago
@martinezllense je pense qu'un vidéo est destinée à ceux qui n'était pas présent...et s'il faut lire "un propos" dans le détail pour interpréter une vidéo , c'est un peu dommage... donc mea culpa, j'ai rien compris, j'étais pas là... j'ai oublié de lire, je suis arrivé à cette vidéo ( qui reste très ennuyeuse) par le biais de "libé" qui titre dans son article : "Fourrées dans nos armoires durant tout l’été, les vestes en fourrure reprennent du service !" d'où une certaine confusion...
LOCALDANIEL 1 year ago
@LOCALDANIEL. effectivement notre vidéo aurait peut être due figurer au chapitre "performance artistique" plutôt que "mode-fourrures"..cette vidéo n'était pas faite non plus pour être divertissante, mais pour être un témoignage de ce qui s'est passé. Ce qui compte pour nous par contre, c'est que les participants aient réellement expérimentés des sensations: rires, peur etc...si vous regardez bien la vidéo, vous entendrez, verrez..bonne journée.
martinezllense 1 year ago