Upload

Loading icon Loading...

This video is unavailable.

Francesco Corbetta : Folia

Sign in to YouTube

Sign in with your Google Account (YouTube, Google+, Gmail, Orkut, Picasa, or Chrome) to like Le Lutin d'Ecouves's video.

Sign in to YouTube

Sign in with your Google Account (YouTube, Google+, Gmail, Orkut, Picasa, or Chrome) to dislike Le Lutin d'Ecouves's video.

Sign in to YouTube

Sign in with your Google Account (YouTube, Google+, Gmail, Orkut, Picasa, or Chrome) to add Le Lutin d'Ecouves's video to your playlist.

Uploaded on Jul 21, 2008

Texte du Lutin d'Ecouves : La Folia est, à l'origine, une danse dont il est fait pour la première fois mention dans un texte portugais du XVe siècle. Il s'agissait d'un rite chorégraphique lié à la fertilité lors duquel les danseurs portaient des hommes habillés en femmes sur leurs épaules. Le rythme rapide de la danse ainsi que son aspect insensé furent certainement à l'origine de son nom. Parmi un certain nombre de thèmes, émergea une mélodie de base.
Jusqu'au milieu du XVIIe, elle se répandit en Italie (Follia) et en France (Folie d'Espagne) puis le thème évolua rapidement pour prendre sa forme définitive dans cette suite d'accords :
réM/La7/réM/do/fa/do/réM/la7
réM/La7/réM/do/fa/do/rém-la7/réM
Apparue aux alentours de 1650 puis publiée en 1672 par Lully, cette mélodie se stabilisera en se ralentissant et devint le thème d'innombrables variations dont les plus célèbres furent celles de Corelli parues en 1700.
A partir de ce moment, Les Folies habitèrent consciemment et parfois inconsciemment la musique occidentale et ne la quittèrent plus. La plupart du temps, elles prirent la forme « thème et variations » ; parfois elles ne furent qu'une citation sans grand développement (J.S.Bach, Keiser); quelques fois, elles ne furent qu'une inspiration pour une autre mélodie (sarabande de Händel, chaconne de Purcell); elles sont même dissimulées dans certaines œuvres comme dans l'andante de la 5ème symphonie de Beethoven.
Même si les XIXème & XXème siècles furent moins riches en Folias, elles inspirèrent de nombreux compositeurs tels que Liszt, Paganini, Rodrigo ou Rachmaninov qui intitula ses variations « sur un thème de Corelli » car il ignorait l'origine exacte de la mélodie.
De nos jours, les Folies hantent encore notre imaginaire musical et l'on peut les retrouver dans des musiques de film (La B.O. de Barry Lyndon de Kubrick inspirée de la sarabande de Händel ou bien celle de 1492 de Ridley Scott composée par Vangelis.) et, plus surprenant, dans l'univers des jeux vidéo (bande sonore de Final Fantasy IX composée par Nobuo Uematsu).

6 Francesco Corbetta

1615-1681

Francesco Corbetta, considéré comme le plus grand guitariste de son époque, est le type même du musicien baroque européen, passant d'une cour à l'autre pour y exercer son art par le jeu et l'enseignement.

Né à Pavie, notre voyageur commença à exercer dans diverses villes d'Italie puis alla faire un tour en Espagne pour se rendre ensuite en France où il donna des cours de guitare au jeune Louis XIV qui était encore enfant.

On le retrouve ensuite au service de l'archiduc d'Autriche puis il alla travailler à la cour de Hanovre pour retourner ensuite en France où il collabora avec Lully.

La bougeotte étant une de ses caractéristiques, Corbetta fila ensuite en Angleterre où il fut employé par le roi Charles II avant de terminer sa vie à Paris.




A cette époque, la guitare, petit instrument à cinq choeurs (5 doubles cordes) est très populaire. Elle est plus facile à prendre en main que le luth et grâce au "rasgueado" (jeu gratté), elle permet au chanteur de s'accompagner lui-même sans trop de difficultés. Cela explique le fait qu'elle va presque supplanter le luth malgré ses possibilités limitées.

Louis XIV lui-même jouera de la guitare une bonne partie de sa vie et il aura de prestigieux professeurs comme le grand Robert de Visée, guitariste, luthiste et théorbiste.
Corbetta a publié quatre livres de guitare entre 1639 et 1674. Chacun de ses livres comporte des variations sur les Folies d'Espagne (appelées Folia, Folias, Follie ou Folie !!!).

Si aucune de ces variations ne reprend stricto sensu le thème "classique" de la Folia, l'on sent bien que l'on s'approche de celui qui sera popularisé en 1672 par la publication des Folies d'Espagne de Lully.

Il y a fort à parier que Corbetta est un de ceux qui participèrent à l'accouchement définitif du thème de la Folia qui devait se fixer en 1650 sous la plume d'Andrea Falconieri dont je parlerai lors du prochain épisode.

  • Category

  • License

    Standard YouTube License

Loading icon Loading...

Loading icon Loading...

Loading icon Loading...

Loading icon Loading...

Ratings have been disabled for this video.
Rating is available when the video has been rented.
This feature is not available right now. Please try again later.

Loading icon Loading...

Loading...
Working...
to add this to Watch Later

Add to