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Procès Bissonnet : Trois hommes pour l'exécution de Bernadette, l'épouse modèle

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Uploaded by on Nov 16, 2011

Enfermés à nouveau dans une bulle pare-balles, en l'occurrence celle de la cour d'assises de Carcassonne dans l'Aude, trois hommes comparaissent en appel pour répondre de l'assassinat de la femme de l'un d'eux. La victime, c'est Bernadette Bissonnet. Un « spectre » au procès.
Le 11 mars 2008, elle a été exécutée dans la maison familiale de Castelnau-le-Lez (Hérault), par Méziane Belkacem, le jardinier du domaine. Selon les instructions du mari, avoue l'employé depuis le début, il a tiré deux coups de fusil à canon scié sur Bernadette, abattue par surprise. Puis, après avoir légèrement nettoyé la scène de crime, il a remis l'arme, comme prévu, au vicomte Amaury d'Harcourt qui part s'en débarrasser dans les eaux du Lez.
Le vieil homme, de 86 ans aujourd'hui, était plus qu'un ami pour Bissonnet. Il était son père spirituel. Alors que Bissonnet, lui, semble avoir pour seul intime, son égo. Il est également le seul du trio à clamer son innocence. Sa version ? D'Harcourt, qu'il avait fait descendre le matin de son Loiret natal, et Belkacem auraient monté un « homme jacking » qui aurait mal tourné.
Le soir du meurtre, une nuit de pleine lune, Jean-Michel Bissonnet était parti à une réunion du Rotary... A son retour, il découvre le corps ensanglanté de sa femme et modifie à son tour la scène de crime en passant notamment une serpillère sur certaines tâches.
Présidés par Georges Duchemin, juges et jurés, qui ont déjà vécu huit jours d'audience, ont encore une semaine et demi de débats, réquistoire et plaidoiries pour se forger leur intime conviction.
En première instance, Jean-Michel Bissonnet avait été condamné à une peine incompressible de trente années de réclusion criminelle.
En vidéo : Une vision du procès avec Me Jean-Robert Phung, avocat de la partie civile.

Reportage Corine Sabouraud, l'Indépendant.fr / Novembre 2011

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