Ne lui parlez pas dun maloya figé, dune île de la Réunion aux frontières hermétiques ou de vie sans métissage, Nathalie Natiembé est bien vivante et elle le revendique.
Apparue sur la scène internationale en 1997, la chanteuse est lune des représentantes les plus inspirées de son île. Des rues de St-Denis à celles du Mozambique en passant par les festivals européens, elle offre au public, une vision originale de sa musique. Un maloya trempé dans la chanson française, qui retrouve ses couleurs africaines ou qui se mélange aux autres cultures de lOcéan Indien.
"Je suis faite pour des percussions que lon ne frappe pas mais que lon secoue", souligne-t-elle en expliquant la symbolique du triangle qui servait à rappeler les esclaves des champs et qui est aujourdhui couramment utilisé dans les groupes réunionnais.
Son premier album, sorti en 2001, lui a permis de partir en tournée, jusquau Mozambique où elle a retrouvé ses racines. Le second "Sankér", sorti en 2005, imprégné de ce retour aux sources souvre toujours plus aux autres cultures. La force de Nathalie Natiembé tient dans ses textes, véritables poèmes de la vie quotidienne où se mêlent ses influences : reggae, blues, Edith Piaf ou Charles Trenet, sans oublier ses maîtres Danyel Waro et Alain Peters.
Filmé au Festival Musiques Métisses dAngoulême.
Le zafèr lé toujours aussi valab' kafrin'
Y fé plézir !!!
jujubabou 2 years ago