Une chanson populaire et anonyme qui vient de l'ouest de la France (Anjou/ Angoumois) sur la triste condition des femmes qui ne trouvent pas de mari , ce qui était un véritable handicap dans la société jusqu'à une époque récente dont bien sur le 19e siècle d'ou semble provenir cette chanson...
interprétation : Marie Sauvet (anthologie de la chanson française, cd "chansons de femmes")
À quinze ans, jétais gentill-e, je redoutais les amants
Je faisais la difficil-e, à présent je men repens
Quatorze amants par semain-e, sont venus me saluer
Un bouquet de marjolain-e, sont venus me présenter
Jles renvoyais au post-e, cétait mon contentement
Grand Dieu que jétais donc sott-e, je le vois bien à présent
Quand je vois tout-es ces fill-es qui étaient filles de mon temps
Elles ont des homm-es tranquill-es, à leurs femm-es bien complaisants
Voilà mon front qui se rid-e, et mes dents toutes ébréchées
Mes beaux cheveux qui se gris-ent, cela my cass-e le nez
Jai beau porter la dentell-e, et souvent changer dhabits
Les amants ils my délaiss-ent, my voici fille pour la vie
Adieu, les plaisirs du mond-e, je men vais dans un couvent
Adieu, les plaisirs du mond-e, je men vais dans un couvent
Enfermée avec les nonn-es, dans un lieu étroitement
le français c'est la plus belle des langues!
Walter85143 1 year ago 4
vive le bon vieux temps!
Walter85143 8 months ago