Une descente est organisée dans une piquerie de Montréal. Une meute de policiers accompagnés d'un caméraman de télévision enfoncent la porte des lieux, confiant de pouvoir maîtriser la situation en un temps record. Mais surprise! Les junkies présents à l'intérieur sont également armés et la mission est un échec retentissant. Deux policiers, dont un grièvement blessé, sont pris en otage, de même que le caméraman, que les occupants croient pouvoir utiliser pour éventuellement partager leur vision des choses. Passé maître dans l'art de la subjectivité et de l'oscillation entre la réalité et la fiction, Robert Morin construit le récit de son Quiconque meurt, meurt à douleur à partir de ce que le caméraman de son histoire a été autorisé à filmer durant la période couverte par le film. Les toxicomanes locataires de la piquerie virent en cet outil d'une puissance inégalable l'occasion de faire enfin valoir leur existence. Si cette simulation diffère complètement de l'image que l'on nous pousse bien souvent à avoir de ces individus, elle se veut d'autant plus frappante en toute fin de parcours où le cinéaste québécois nous montre de quoi il en retourne réellement lorsque ce genre d'information est traitée et nourrie au public.
http://www.youtube.com/view_play_list?p=511A69F84EA62CCC
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