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Lloyd Cole - Nue...live in the flesh in Paris!

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Uploaded by on Nov 12, 2010

"_Trop gentils......."


"_ To all of the girls I've loved before..."

Lloyd Cole est coutumier du fait ; sur la scène d'une contrée lointaine de son Derbyshire, ou "en un pays éloigné" (comme aurait dit Racine) de son New York , il aime bien dire un p'tit mot dans la langue vernaculaire des nobles tribus Lloydiphiles qui viennent le voir et l'entendre lors de ses concerts. Ici, pour les Alhambristes de Paris, il désannonce (comme ils disent à la radio) un titre de l'album "Llyod Cole" de 1990. En vérité, il ne désannonce rien du tout, car une chanson de Llyod Cole entendue en direct ne s'éteint jamais et perpétue ses échos mystérieux dans le coeur de ses auditeurs en se ré-annonçant d'elle-même à l'improviste ou en contrepoint d'une pensée qui peut s'avérer profonde, longtemps après la dernière note du live d'un soir.
Sur le disque de 1990 le titre "Undressed" est introduit par les frottements vifs des balais d'une batterie (un instrument qui paradoxalement ne serait pas la tasse de thé de LC, mais qui arrive toujours à trouver une place de toute beauté dans les albums) et un filet d'harmonica qui me font penser au prologue d'une chanson du Freewheelin' Bob Dylan, "Corrina, Corrina", peut-être était-ce le fruit d'un discret hommage à un autre new-yorkais d'adoption et de passion ? bref, passons, le texte et la musique n'ont pas pris une seule ride, juste ce qu'il faut d'une émouvante maturité, comme leur papa.
Comme souvent chez Lloyd Cole, les lyrics ne renient jamais leur simplicité apparente. C'est parce qu'ils sont simples et précis justement, qu'ils nous emmènent loin dans la rêverie avant de nous reverser tout humides de nudité au coeur du présent dans la peau du réel au vent chaud.
Dans "Undressed", c'est une ode à la conjugalité qu'il nous offre (avec cette adresse merveilleuse du peintre des sentiments qui fait que les amoureux qu'il décrit nous apparaissent comme des amants undercover, des gens en couple, ou des personnes que la traction du hasard de la vie vient de faire se rencontrer dans une chambre inconnue, notre analyse spectrale de la scène racontée pouvant nous permettre d'adopter la perspective de ces trois possibilités à tour de rôle...), et après l'avoir écoutée il devient facile de penser à sa propre vie amoureuse : il y a des moments que nous pourrions tous avoir vécus et que sa plume (et son sens de la mélodie, proverbial) amène avec une incroyable délicatesse (sans le salace et le scabreux que le récit d'une part de vie intime peut nous condamner à devoir subir chez un chanteur moins doué)...je pense à ce passage de la chanson: "_ You never lock the bathroom door / Should I be embarrassed when I've seen a hundred times before "...c'est vraiment splendide!
Loin de se faire le reporter du "Lost Weekend" (pour rappeler un film américain célèbre) d'un homme éperdu d'amour pour sa belle qui l'aurait quitté, et qui noierait son chagrin dans le bourbon, cherchant désespérément une issue, quelque chose qui le mettrait "on the wagon" again, Lloyd Cole s'étonne d'être sobre ("I'm not even drinking, I feel fine, that's really scary ! " -- avec un superbe mini solo de Matt Cullen à la clé -- ) devant la vision, pleine d'ébriété contenue, d'une femme nue sur les tomettes d'un carrelage que l'on imagine baignant d'une radieuse lumière crue -- projetée depuis le radiant intérieur des pupilles d'un regardeur troublé, pas voyeur pour un sou (anyway, le voyeurisme est une perversion bien galvaudée, après tout lui aussi "is in the eye of the beholder") --, et qu'aucun éclat d'une pudeur trop embarrassante ne peut venir tamiser. Il n'y a pas d'Amédée ni de squelettes, ni même d'amant oublié ou mort asphyxié, dans les placards ou les armoires normandes des souvenirs amoureux du songsmith britannique. On a l'impression que Salomon vient de rajouter un couplet à sa célèbre "Song of Songs", par l'entrebaîllement de la porte de la salle de bains.
À la fin Lloyd Cole traduit lui-même le titre de son cantique en français...

ps : je pense qu'à un moment il dit : "...And tell your ma we went to Bath (ou Paris?) in Europe", à la place de : " ...we went to Rome, Tennessee".

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Music

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Uploader Comments (chevalsauvage)

  • c'est avec ce partage You Tube que j'apprécie beaucoup BEAUCOUP que je viens souhaiter une trés belle nouvelle année naissante !

    Big Bisous

    avec grand sourire

    Nathalie

  • @RainbowForMyFriends well Thank you Nathalie and may the new year wrap up warm around your body and soul in a splendid wet-look dress!

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All Comments (3)

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  • @chevalsauvage WOW! Doué de mots d'esprit !

    Singulier souhait de nouvelle année!

    : ) Merci ...

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