Philippe Dubé, finissant au baccalauréat en urbanisme, explique son projet de fin d'études, qu'il présentait à l'exposition annuelle de la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal.
Depuis les années 50, la suburbanisation des populations assure une croissance démographique plus élevée dans les couronnes nord et sud que sur l'île de Montréal même. La situation de l'emploi dans l'agglomération se modifie donc, suivant en cela les bassins de clientèles et de travailleurs. Cette tendance fut en partie nourrie par la généralisation de l'automobile et la mise en place d'un réseau autoroutier quadrillant le territoire métropolitain.
En 2003, 20 % des déplacements quotidiens et 50 % des déplacements en période de pointe étaient dus au travail dans le Grand Montréal. Or, les principaux pôles d'emploi affichent des parts modales du transport collectif inférieures à 12 %, à l'exception du Marché central et du centre-ville, qui sont nettement mieux desservis sur le plan des infrastructures de transport en commun. Comment, dans cette optique, la structure métropolitaine de l'emploi influe-t-elle sur la mobilité des travailleurs? Philippe Dubé a tenté de répondre à cette question.
«Différentes opérationnalisations du lien aménagement-transport cherchent à réduire l'usage de l'automobile, observe-t-il. Alors que certains proposent la dispersion de l'emploi, atteignant ainsi un équilibre entre l'emploi et le logement et favorisant le transport en commun, d'autres visent la polarisation des activités en relation avec le réseau de transport collectif.»
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