Le 27 novembre 2009, "à 14h15" précisent les ex-salariés, 1200 personnes étaient mises à la porte lors de la liquidation de l'Arast. Depuis les manifestations, les actions en justice, les fausses promesses et les désillusions se sont enchainées. Aujourd'hui, si certains ont retrouvé un poste et une infime partie a obtenu des compensations financières, l'immense majorité, environ 800 personnes, n'ont toujours rien. L'AGS, censée verser les indemnités de licenciement, et le Conseil Général, responsable s'il y a transfert des contrats et non-licenciements, se renvoient la balle et font trainer les dossiers. Le 30 novembre prochain, les représentants des ex-salariés ont donc demandé audience à tout ce beau monde. Ils souhaitent que dans l'attente des différents recours et appels en justice, l'AGS versent les indemnités prévues et que le Conseil Général qui "dit ne rien avoir à se reprocher et être dans son bon droit", précise Paul Junot, l'un des porte-paroles, s'engage à rembourser à l'AGS les sommes payées si la justice tranche finalement contre le département. "C'est ce qu'avait proposé l'ancien Préfet Pierre-Henry Maccioni, il y a maintenant presque eux ans" rappelle Paul Junot, "on va voir si en deux ans les consciences ont travaillé dans le sens de la responsabilité".
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