Alert icon
We're changing our privacy policy. This stuff matters.  Learn more  Dismiss

La manif du 17

Loading...

Sign in or sign up now!
Alert icon
Upgrade to the latest Flash Player for improved playback performance. Upgrade now or more info.
804 views
Loading...
Alert icon
Sign in or sign up now!
Alert icon

Uploaded by on Feb 18, 2011

Le 17 février 2011 avait lieu devant le bureau du Ministre de la politique d'immigration et d'asile Melchior Wathelet, une manifestation regroupant la plus grande partie des 150 occupants de la rue Brogniez, cinq représentants des 25 grévistes de la faim de la rue des Chartreux et leurs soutiens, tous demandant une décision de l'administration concernant leurs demandes de régularisation. La plupart ont en effet déjà attendu de six mois à plus d'un an que cette décision soit rendue dans le cadre de la régularisation ponctuelle décidée par la Belgique à la rentrée académique 2009. En attendant qu'on leur réponde, ces personnes n'ont qu'une très faible possibilité de travailler légalement. Elle ne dispose en effet que d'un permis de travail de catégorie C qui ouvre en gros les conditions de travail d'un saisonnier, entièrement pris en charge par son employeur pour une durée limitée. Peu d'employeurs l'acceptent à Bruxelles ou en Wallonie, aucun en Flandre.
Autrement dit, du fait de la lenteur d'une administration complétement débordée, il y a en Belgique des personnes qui ont lutté des années pour la régularisation parce qu'elle leur permettrait de pouvoir enfin travailler légalement et auxquelles cette régularisation a finalement été globalement accordée il y a plus d'un an sans qu'elles aient encore obtenu à ce jour confirmation pour leur cas personnel et donc la possibilité de toucher autre chose qu'une allocation sociale dérisoire. La fameuse campagne de régularisation se traduit pour elles par une interminable attente et, en fait, un maintien dans la précarité. En toute logique, et en toute humanité, le dépôt d'une demande de régularisation devrait, vu la lenteur du traitement, ouvrir un véritable droit au travail. Mais évidemment, chacun sait que le protectionnisme migratoire européen est en fait un protectionnisme sur les ressources humaines. Officiellement, c'est pour ne pas léser les chômeurs nationaux que l'on ferme la porte aux immigrés. Dans les faits, les nationaux et les immigrés n'occupent qu'assez marginalement les mêmes secteurs d'emplois et certaines branches (bâtiments, nettoyage...) sont toujours réservées à ces derniers. Les pays européens et particulièrement la Belgique, se trouvent donc, sans que cela doive se savoir, en état d'offrir une grande quantité d'emplois mais à une certaine catégorie de personnes en situation d'être obligées de les accepter. C'est cette situation qu'entretient l'administration en refusant aux sans papiers de postuler à des emplois ne se trouvant pas dans des secteurs "en tension" ou en les maintenant de la sorte dans l'impossibilité de travailler légalement, c'est-à-dire candidats bien obligés du travail au noir.
On peut bien sûr imputer l'effet de dumping social opéré par le développement du travail au noir et de ces secteurs dévalorisés du monde du travail à "l'acceptation" des immigrés. Mais en réalité, on voit bien que le véritable problème est bien plutôt dans l'imposition que le patronat exerce avec la complicité des pouvoirs publics sur cette population précarisée. De cette imposition, de l'existence de ce sous-travail dépendent en effet le bas niveau des salaires et les conditions de travail généralement dégradées dans le reste du monde du travail. Raison pour laquelle il est toujours étonnant de voir combien le monde syndical est aussi peu investi sur ces questions. Il faut croire que lui aussi a des préjugés à ménager.
L'exploitation salariale telle qu'elle se pratique aujourd'hui en Belgique serait impossible sans le maintien des sans papiers dans la précarité. No Border no nation, camarades !

Category:

News & Politics

Tags:

License:

Standard YouTube License

  • likes, 1 dislikes

Link to this comment:

Share to:
see all

All Comments (2)

Sign In or Sign Up now to post a comment!
  • @tenreksid

    Eh oui, il n'y a plus de travail pour personne. On se sert des gens un petit temps, on les jette, on en reprend d'autres. On croyait autrefois être indispensable aux boites, aujourd'hui on arrive à nous faire croire que c'est elles qui nous accordent généreusement la faveur de pouvoir bosser. Mais bon, quand on a droit au chômage, quand on a dieu, la police et la FGTB avec soi, pourquoi aller encore s'emmerder à gueuler devant des ministères, je vous demande un peu !

  • "Laissez nous travailler" disent ils... bah déjà qu'il y a pas assez de boulot pour les belges...

Loading...

Alert icon
0 / 00Unsaved Playlist Return to active list
    1. Your queue is empty. Add videos to your queue using this button:
      or sign in to load a different list.
    Loading...Loading...Saving...
    • Clear all videos from this list
    • Learn more