L'heure n'est pas aux bilans mais on peut d'ores et déjà constater que l'essentiel de la discographie de Johnny Hallyday est globalement une foule d'adaptations françaises de tubes anglo-américains, et ce dès la première période de sa carrière : Sentimental (Baby I Don't Care-Elvis Presley), T'aimer follement (Makin'Love-Floyd Robinson).
Il enchaîne, des années après ,sur le sol américain par le biais de duos avec Emmylou Harris « If I Were A Carpenter (Si j'étais un charpentier) et Carl Perkins (Blue Suede Shoes) ; sans oublier Loving You chanté dans l'un de ses derniers films.
Il lui a fallu rencontrer, au milieu des années 80, les deux espoirs de la chanson française Michel Berger (Le Chanteur abandonné, Quelque chose de Tennessee) et Jean-Jacques Goldman (Je T'attends, Je te promets)pour revisiter le répertoire de ses compatriotes :Hymne à l'amour (Piaf ),Ne me quitte pas (Brel),Le parapluie (Brassens) et l'émouvant Et maintenant (Bécaud) interprété ,les larmes aux yeux ,au stade de France en 2009, en guise d'adieu à son public (un adieu qui sera différé).
Mais Johnny Hallyday n'est pas que ce va-et-vient entre l'Amérique des idoles et de la cocacolanisation et la France des racines et de l'identité ; son double album HAMLET mérite de figurer dans l'Anthologie de l'opérette.
Longue vie à cet artiste exceptionnel, à la fois rocker, chanteur et acteur qui appartient désormais à l'histoire.
Ouaw ouaw ouaw
chapeaulartiste 2 weeks ago