Le 22 juin 1941, l'Allemagne et ses alliés de l'Axe envahissent l'Union soviétique, avançant rapidement et profondément dans le territoire ennemi. Après avoir beaucoup souffert pendant l'été et l'automne 1941, les forces soviétiques contre-attaquèrent lors de la bataille de Moscou en décembre 1941. Les forces allemandes épuisées, mal équipées pour une guerre hivernale et avec des ravitaillements poussés au maximum de leurs capacités, furent arrêtées sinon repoussées dans leur avancée vers la capitale.
Les Allemands stabilisèrent leur avancée au printemps 1942. Des plans pour lancer une autre offensive contre Moscou furent rejetés, car les troupes avaient été fortement affaiblies. La philosophie militaire allemande voulant que dans l'espoir de gains rapides l'attaque se fasse là où cela est le moins prévisible, une attaque sur Moscou aurait été perçue comme trop évidente par certains, et notamment Adolf Hitler. Le Haut Commandement allemand savait que le temps jouait contre eux, car les États-Unis venaient d'entrer en guerre après l'attaque sur Pearl Harbor par les Japonais. Hitler voulait donc finir le combat sur le front de l'est avant que les États-Unis aient pu s'impliquer plus avant dans la guerre en Europe.
Pour toutes ces raisons, de nouvelles offensives vers le nord et vers le sud furent envisagées. Une percée au sud aurait sécurisé le Caucase riche en pétrole, aussi bien que le fleuve Volga, une voie très importante de transport soviétique en Asie centrale. Ce territoire comprenait aussi de grosses industries comme l'usine de tracteurs convertie à la production de chars T-34, l'usine d'armement Barrikady, ainsi que le complexe métallurgique « Octobre rouge ». Une victoire allemande dans le sud de l'Union soviétique aurait endommagé sévèrement la machine de guerre de Staline ainsi que l'économie du pays, tout en permettant la capture des vastes champs agricoles de cette région. De plus, l'espion russe au Japon, Richard Sorge, avait informé Moscou du fait que le Japon attaquerait l'URSS dès que l'armée allemande aurait pris une quelconque ville sur la Volga, coupant l'approvisionnement en pétrole et carburant en provenance de Bakou, et les munitions et ressources en nourriture envoyées par les alliés depuis le golfe Persique à travers l'Iran, l'Azerbaïdjan soviétique, et le long de la Volga.
Le nom de la ville faisant référence au dirigeant soviétique, elle revêtait un intérêt symbolique tout particulier pour les deux camps : sa capture aurait été, pour la propagande nazie, une victoire que Staline ne pouvait se permettre d'accepter.
Ces éléments contribuèrent à faire de cette bataille un point de cristallisation des deux armées qui y jetèrent toutes leurs forces. Ce fut une guerre totale, une guerre idéologique, économique et militaire qui mobilisa les deux pays tout entiers.
encore du cul !
bawlfakash 2 years ago