Jour de deuil à Antananarivo
Le jour du Seigneur a été un jour de deuil à Antananarivo. Après le carnage de samedi qui a fait selon le dernier bilan officiel 28 morts et plus de 200 blessés, la capitale malgache a été envahie hier par une chape de plomb, de recueil et démotion. Aucun incident na été enregistré alors que les rues de la capitale étaient quasiment désertes
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Visages défaits, mains croisées, regards mouillés, des milliers de personnes se sont retrouvés dans laprès-midi, après la traditionnelle messe du matin, à une veillée mortuaire autour des corps des victimes de la veille, dans le gymnase Kianja Mitafo de Mahamasina. Couchés dans des cercueils en bois, drapés de blanc à lexception du visage, une douzaine de corps ont été exposés à la foule. Au rythme de chants et de prières entonnés par des centaines de fidèles, les visiteurs pouvaient passer devant chacun des corps avant daller sasseoir ou de sortir. Régulièrement, des cercueils étaient transportés vers lextérieur pour être acheminés vers leur lieu denterrement, tandis que dautres en provenance de la morgue du principal hôpital de la capitale arrivaient : des processions au cours desquelles toute lassemblée se levait - une grande partie accompagnant leur mouvement du signe de la main exprimant un V, popularisé par Andry Rajoelina. Si la plupart disaient être des partisans de Rajoelina, certains affirmaient ne pas faire de politique. Je ne suis pas là pour soutenir le maire, je suis là pour soutenir ces victimes qui nauraient jamais dû mourir, indiquait une vieille dame. Aujourdhui, il nest pas question de politique, mais de vies humaines, ajoutait son mari. Dans les trois principaux hôpitaux de la ville, on a recensé 28 morts et 212 blessés, a déclaré à lAFP le capitaine de gendarmerie, Lala Rakotonirina. Selon une source hospitalière, 90% des blessés souffrent dimpacts de projectiles métalliques.
Ravalomanana est devenu le diable
Dehors, la file des candidats au recueil était impressionnante tout au long de laprès-midi. On est là pour montrer notre solidarité à ces martyrs, indiquait Laurent en attendant son tour. On doit montrer à ce président qui tire sur son peuple que nous naccepterons pas ses méthodes sauvages indignes des Malgaches, ajoutait sa voisine, Hery. Tous semblaient sonnés par les événements de samedi. On narrive pas à comprendre comment un président peut ordonner de tirer ainsi sur son peuple, sindignait une jeune mère de famille. Ravalomanana est devenu le diable. Aucun Malgache navait osé faire ce quil a fait hier (samedi, ndlr), pensait pour sa part un vieil homme.
Ils sont morts pour la liberté et la démocratie
Nous sommes ici pour honorer la mémoire de ces martyrs, car ce sont des martyrs, a expliqué Michèle Ratsivalaka, la PDS dAntananarivo nommée mercredi dernier par Andry Rajoelina. Marc Ravalomanana ne devait pas envoyer des balles. La foule navait pas darmes, des chars envoyant de leau auraient suffi. Au pire, en tant que femme dun ancien général, je peux dire quils auraient dû tirer aux pieds, mais pas à la tête comme ils ont fait, a-t-elle ajouté avant de conclure : Ils sont morts pour la liberté et la démocratie, pas pour des postes politiques. De nombreuses personnalités ont tenu à être présentes. Andry Rajoelina et son Premier ministre, Roindefo Monja, sont rapidement passés en début daprès-midi, précédant notamment le président du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), Odon Razanakolona, et lancien président de la République de 1993 à 1996, Albert Zafy, qui sest refusé à toute déclaration. Ces deux derniers ont assisté à la levée de nombreux cercueils dans une communion émouvante. Durant quelques heures, les prochaines luttes évoquées par Andry Rajoelina (lire ci-dessous) ont semblé bien loin
De notre envoyé spécial, Olivier Lauyarac
Le pape vivement préoccupé
Le pape Benoît XVI sest déclaré dimanche vivement préoccupé par la période particulièrement critique que traverse Madagascar. Ces dernières semaines, Madagascar a enregistré de fortes tensions politiques qui ont provoqué des agitations populaires. Pour cette raison, les évêques de lîle ont convoqué pour aujourdhui une journée de prière en faveur de la réconciliation nationale et de la justice sociale, a dit le pape. Vivement préoccupé par la période particulièrement critique que traverse le pays, je vous invite à vous unir aux catholiques malgaches pour confier au Seigneur les personnes mortes dans les manifestations et pour lui demander le retour à la paix des âmes, à la tranquillité sociale et à la cohabitation civilisée, a conclu Benoît XVI.
Source : Clicanoo.com
il y a encore des vendrapory dans se monde des dinausores. Ou sont ils monja , tgv? est ce q'ils reçoivent une balle entre ses 2 yeux ou pas? ce bande de pd qui veut le fitondrana et les peuples qui subit toutes les conseques, c' koi c delire.
Lel6na 2 years ago 8
le peuple malgache ne resume pas à 50 000 personnes mais 17 000 000 millions
soamialy 3 years ago 6