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" Exilé à Hollywood depuis vingt ans, Michel Colombier est un homme discret dont le nom s'est souvent effacé derrière ceux de Gainsbourg, Pierre Henry ou Prince. Mais, de Melville à Demy, ce caméléon a composé pour le cinéma quelques-unes des musiques les plus singulières jamais sorties d'un écran. "
" Dans le nuancier musical des quarante années écoulées, il n'a presque jamais quitté le gris : homme de l'ombre, éminence grise mais jamais terne. "Je me suis fait à l'habitude de rester dans l'ombre, plaide-t-il sans la moindre aigreur rentrée, le manque de notoriété ne m'a jamais frustré. Le générique de fin de programme d'Antenne 2 (avec les dessins de Folon NDR) ou celui de Salut les copains, personne n'a jamais su que c'était de moi. J'ai été le nègre de Michel Magne à mes débuts, j'ai grandi comme ça. Mon père avait des principes très stricts, il était très pur, il disait que l'artiste est au service de l'Art et non l'inverse." Son ego égal zéro sur l'échelle des vanités, mais sa fortune intérieure vaut sans doute mille trombinoscopes frelatés. Que la pisseuse Alizée soit plus connue que Michel Colombier est certes une insupportable anomalie, mais ce n'est pas le sujet. Sait-on, néanmoins, que Colombier a écrit l'essentiel du score de Purple Rain quand la pluie des superlatifs ne s'abattait que sur le seul Prince ? Sait-on que, plus récemment, il était l'autre Français ¦uvrant pour le dernier Madonna sans que son nom n'ait une seule fois remonté jusqu'aux lèvres de la cow-girl ? "
" Au cinéma, surtout lorsqu'il est associé à celui de Gainsbourg (à huit reprises dans les années 67-70), le nom de Colombier passe également comme une étoile filante au générique. On l'aperçoit à peine derrière l'homme à tête de chou. C'est pourtant bien lui qui orchestre ces pures merveilles que sont Manon (extrait de Manon 70) et évidemment Requiem pour un con (extrait du Pacha), étapes cruciales qui conduiront Gainsbourg jusqu'à Melody Nelson. Le fameux breakbeat de Requiem pour un con, dont le rayonnement international s'est répandu depuis la pop au hip-hop, est un vrai coup de génie visionnaire comme Colombier en parsème ses productions de l'époque. C'est également lui qui trace les lignes de fuites (Sous le soleil exactement) et souffle les bulles pop (Roller girl) de la comédie musicale Anna. "
http://www.michelcolombier.com/press/1.htm
Beautifule Colombier track!
zerokomma 2 years ago 7
Excellent bande son et Jean Paul Belmando au maximum de sa puissance.
Un film réalisé par Philippe Labro en 1972 je crois. Le film a bien veilli.
MorrisCorizo 1 year ago 2