En 2010, la jeunesse japonaise cherche son salut dans le respect de soi, et exprime sa raison de vivre en définissant ses propres valeurs dont la recherche du vrai bonheur est une constante. Avec cette prise de conscience de l'importance de soi pour soi, la jeunesse de l'Archipel découvre aussi l'empathie, c'est-à-dire la faculté de sonder autrui pour mieux prévoir ses agissements par rapport à soi. Cette intelligence de l'autre que la jeunesse nippone a développé la pousse à refuser le modèle de leurs pères. En effet, malgré l'extrême contrôle de la société (essentiellement panoptique) par elle-même, celle-ci ne peut éviter l'émergence en son sein d'individualités à l'ego sur-dimensionné, hypocondriaques voire paranoïaques dont les comportements irrationnels (ne s'opposant que pour se faire plaisir), dans la vie professionnelle particulièrement, poussent les jeunes à refuser de "les calculer", d'entrer même en contact avec ce type d'individus. On appelle ces jeunes des herbivores. Je les appelle les premiers vrais humanistes au Japon.
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