Temperament: 1/4 comma meantone.
Dedicated to his teacher, André Raison, the "Premier Livre d' Orgue", by Louis-Nicolas Clérambault, was conceived either for a "cabinet d' orgue" or a Great church instrument. The "Livre" appeared some year between 1710 (date of the royal privilege for editions) and 1715, containing two Suites: The first "du prémier ton éclésiastique" (D Minor); the second, "du deuxième ton éclésiastique" (G Minor). The latter is widely acknowledged as his masterpiece. As Emmanuel Mandrin puts: "la Suite du deuxième Ton (...) encore une fois associe une grande maîtrise des styles français et italien, parfaite illustration de ces goûts réunis qu' écrira François Couperin, en 1724."
The "Plein Jeu" (Benedictus Dominus Deus Israel") encompasses the "Petit Plein Jeu" (played on the "Positif de Dos" and "dans un temps vif"), and the "Grand Plein Jeu" (played on the "Grand Orgue" and "lentement et lié", as a heavy mass of sound.
According to Raison, "le Grand Plein Jeu se touche fort lentement; il faut lier les accords les uns aux autres, et ne point lever un doigt que l'autre ne baisse en mêsme temps et que la dernière mesure se doit toujours être fort longue. Le Petit Plein Jeu se touche légèrement et le bien couler".
On the same matter, Dom François Bédos de Celles wrote almost 100 years after Raison: "Le Grand Plain Jeu doit se traiter gravement et majestueusement; l'on doit y frapper de grand traits d'harmonie entrelacés de syncopes, d'accords dissonants, de suspensions harmoniques, etc... et que tout cela cependant puisse former une modulation régulière. Le Petit Plein Jeu du positif doit être touché plus légèrement: l'on peut y exécuter des traits plus vifs, etc..., Mais sans s'écarter du style lié."
Clérambault's "Prémier Livre d' Orgue" is unique among the "Livres d' Orgue" of french classical period, once the music is intended for both liturgical and secular purposes.
We have followed the first registration suggested by Jon Laukwik, in his famous "Historical Performance Practice in Organ Playing".
Les orgues (féminin, au pluriel,comme les amoures, des grandes orgues) aussi étaient difficiles à accorder, avec la soufflerie manuelle (il fallait pomper), et la chaleur n'était pas toujours présente dans ces églises, abbatiales, froides...
somchai1967 6 months ago
@somchai1967
Merci de votre commentaire.
Le Nouveau Petit Robert de la Langue Française signale: "ORGUE (...) REM. Depuis le XVIIIe s.masc. au sing. et fém. au plur. quand il désigne un seul instrument dans grandes orgues." (P. 1759).
GilbertoGuarino 5 months ago
@somchai1967
C' était donc un lapsus calami!
GilbertoGuarino 5 months ago
I will not discuss the chosen temperament. Gilberto just play with the right feeling, even if one can notice some light failures. This is actual live spiritual music.
I wish I could play the organ this way, one day !
Very good performance .
CestPasMoi 1 year ago
@CestPasMoi
Merci beaucoup de votre commentaire.
On ne doit pas oublier que jusq'au millieu du XVIIIe Siècle les orgues des églises abbatiales étaient accordés selon le tempérament mésotonique pur (1/4 de comma).
Clérambault publia son 1er (et seule) Livre d'Orgue en 1710.
GilbertoGuarino 1 year ago